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 [Libre] Pêcher dans un océan de maux

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Damian I. Edwards
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MessageSujet: [Libre] Pêcher dans un océan de maux   Lun 5 Aoû - 18:41


13h37
Place d'Italie, Paris 13ème Ardt., France
Pêcher dans un océan de maux ...

"En raison d'un incident technique, la station "Place d'Italie" n'est pas desservie. Pour de plus amples informations, nous vous invitions à vous rapprocher des nos points infotrafic."

Assis sur le rebord du quai, le conducteur du métro avait la tête enfouie dans ses mains. Un homme en uniforme rouge lui tapotait amicalement le dos pendant qu'un autre indiquait le chemin de sortie à quelque passager décontenancé.

*..Kshhhht!..*

" Rat d'égout à Chat de gouttière..."

Pas de réponse...

On pouvait encore distinguer que les rames brillaient ça-et-là, aux quelques endroits où de la sciure n'avait pas encore été dispersée. Le commissaire de quartier semblait revenir tout droit des gobelins, avec sa famille en prime, cherchant à faire recouvrir le calme à une station de métro entière, comme si une bombe allait exploser, en plus du suicide d'un anormal. Son manteau d'hiver trop grand lui donnait une allure peu crédible ce qui avait pour mérite de rendre la situation comique dans un moment pareil...


*..Kshhhht!..*

" Rat d'égout à Chat de gouttière... Bordel, Damian, tu m'entends ? "
" ...On avait dit "Pas les noms"..."
" T'as qu'à pas me faire flipper en voulant satisfaire tes pulsions primitives, j'entends par là te rendre sur le lieu de mort d'un anormal, alors que tu sais pertinemment que l'armée est à ta recherche !"
"..."
"... Tiens pour une fois tu m'envoie pas balader ?"
" Quand tu auras fini d’enfoncer des portes ouvertes, on pourra peut être s'y mettre ?"
"..."
*..Kshhhht!..*

Damian, le savait. Ce petit larsène dans son oreillette n'était pas dû aux interférences. C'était simplement Octave qui soufflait du nez dans le micro, comme si ce dernier était une sucette... Peu importe, il n'avait pas le temps de se trouver un autre acolyte pour trouver des informations, et ce petit intello avait quand même réussi à bricoler une oreillette sans fil avec un walkman et une clé 5G, ce qui était loin d'être dans les compétences de notre cher anormal au sang chaud...


"... Je compte sept types de l'armée, le commissaire en civil, et les types de l'ambulance. A mon avis l'embrouille à eu lieu entre deux stations, en plein cœur des lignes de métro, t'as quoi là-dessus ?"
" Alors bouge pas... "

On pouvait entendre le bruit des touches sur un clavier, Damian se sentant un peu agent secret en mission comme on peut voir dans les films... sauf que lui n'avait qu'une seule vie...

"Y'a effectivement un croisement assez large entre "Place d'Italie" et "Nationale" pour qu'un affrontement ait eu lieu, mais tant qu'on saura pas qu'il était ce type, je peux pas te dire de quoi il était capable, ni avec qui il a été vu. "
"Concentre toi sur le lieu et moi je te dirais d'où il sort, ce gars."

Habillé d'un long manteau gris clair, Damian commença à s’immiscer dans une foule qui allait dans toutes les directions. On pouvait entendre des enfants hurler, cherchant leurs parents au milieu de la masse multicolore qui s'engouffrait dans les différents couloirs. Un couple en pause déjeuner s'affolait sur des dossiers ne sachant pas comment rejoindre leur lieu de travail. La femme, absorbée par une page de statistiques fit tomber son téléphone mobile dans son café encore fumant. Celui-ci tomba à son tour sur la table, se déversant sur les feuilles volantes, le choc avec le marbre plat faisant même gicler une partie du contenu du gobelet du la chemise de monsieur. Damian n’eut pas le temps de voir l'expression  de l'homme brulé au premier degré, mais entendu une flopée de jurons s'évader de l'endroit où il avait aperçu le couple. D'un pas décidé il se dirigea vers une porte de service qu'il trouva ouverte car sa poignée avait été cassée. Il  s’engouffra dans le local de sécurité, s'assurant que la porte serait bien bloquée pour lui laisser le temps de trouver son chemin. Ces locaux techniques ont toujours une aération cappable d'accueillir une famille de ragondins, pas étonnant que la petite taille de Damian l'ait poussé très tôt à s'en servir de moyen de transport à Atlanta. Les couloirs d'air parisiens étaient de moins bonne qualité mais permettaient également de se déplacer sans être vu. Après avoir démonté la grille à l'aide de son couteau, il se glissa dans le tube qui devait, si ses calculs étaient bons, le faire atterrir à proximité du dit croisement.

"Chat de gouttière, ici Rat d'égout, ton signal est le plus en plus faible..."
"Ca m'étonnait même d'entendre tes conneries jusqu'ici."
"J'aurais du équiper ton oreillette d'un claque-doigt à retardement..."
"T'aurais eu trop de remords."
"Je...termo...signal...'mian...sign..."

Ca y est, le signal était définitivement brouillé, et Damian s'approchait de ce qui, selon lui, avait été le théâtre de l'affrontement ayant eu pour résultat la mort de l'anormal.
Dans le vacarme des ventilateurs de la voie de métro, il entendait des voix résonner.


"Impossi ... mé... des pros, tu comprends ? des Pros ! C'est pas... 'ont.. sayer... pable, ju... traces !"

Les mots étaient difficile à déchiffrer à travers le métal du conduit d'aération, mais ce dernier commençait à s'éclairer au fur et à mesure qu'il avançait, ce qui lui donnait l'espoir de trouver une sortie assez proche. Les voix s'étaient estompées, laissant place au vacarme assourdissant d'une machinerie qui était certainement sa destination. Soudain, un bruit de métal résonna dans tout le conduit. Damian pensa d'abord qu'il s'agissait d'un bruit strident venu s'ajouter à la cacophonie ambiante, mais se rendit très vite compte que la section dans laquelle il venait de s’engouffrer était rouillée au point qu'elle s'effritait. Sans avoir eu le temps de s'accrocher à la section suivante, il fît une chute de ce qui lui parût être une quinzaine de mètres avant de tomber avec fracas sur un sol en terre battue, au milieu des débris de métal rouillés, volant dans un bruit long et assassin. Son poids associé à la vétusté de la tôle, avait fait d’exploser la section sur le sol, mais Damian pu se relever rapidement pour évaluer la situation.
Premièrement, personne en vue, en tout cas, de premier abord. Deuxièmement, il n'est tombé que de deux mètres cinquante, et le voila dans un couloir de rails. Le croisement semblait être un peu plus au nord, et on pouvait voir des impacts de la taille d'un poing le long des murs.
Damian épousseta son manteau, avant de s'avancer le long du couloir, en direction du croisement...


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Maël Nightmade
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MessageSujet: Re: [Libre] Pêcher dans un océan de maux   Ven 9 Aoû - 23:25



Hold me down don't let me breathe,
Take it all in front of me,
Rape it all and watch it bleed,
Come on, come on !

Je déteste les français. Je les hais. Voilà quelles sont les pensées de Maël, tandis qu'il marche à grands pas sur les rails du métro. Quelle brillante idée que celle de ses supérieurs, lorsqu'ils ont décidé de l'envoyer dans ce pays d'abrutis ! Et pire, de le placer sous l'autorité de ces même crétins. De ces incapables. Voilà maintenant qu'ils sont persuadés pouvoir lui donner des ordres comme s'il n'était qu'un simple soldat, alors que son rang devrait lui assurer - et le faisait, au Royaume-Uni ! - un respect et une tranquillité rares. Ses poings se serrent, presque convulsivement, lorsqu'il repense à ce qui vient de se passer.

« On a eu un affrontement entre un régiment de surveillance et un groupe d'insurgés, au métro. A deux pas d'ici. » Maël avait jeté un regard indifférent au militaire qui s'adressait à lui. Etait-il censé s'en inquiéter ? Sa mission ici n'avait rien à voir avec les rebelles. Il avait haussé les épaules et, comme le soldat ne partait pas, avait commencé à se détourner. Collant, l'animal. Sauf que ce dernier l'avait arrêté en plein mouvement, en continuant. « Un Anormal est mort. L'info a filtré. On a besoin de quelqu'un pour nettoyer ça. » Et il avait eu l'audace de lui parler comme s'il était le dernier des imbéciles ! Maël lui avait jeté un regard noir, avant de répondre froidement : « Je suis recruteur, pas nettoyeur. Démerdez vous. »

Sauf que voilà, on ne lui avait pas vraiment laissé le choix. Et plus il ressasse les derniers évènements, plus il a des envies de meurtres. Ce qui tombe plutôt bien, vu les circonstances ... Il n'a prêté beaucoup d'attention aux détails de l'opération à laquelle il participe - plus de force que de gré. Il sait qu'un type, là-haut, un autre Anormal, est chargé de manipuler quelques esprits, de faire passer quelques pilules, pour étouffer l'affaire en surface. Quant à lui ... il doit s'assurer que rien ne sortira plus du métro. Aucune information. Aucune preuve. Effacer l'incident comme s'il n'avait jamais eu lieu : voilà ce qu'on font les nettoyeurs, une grande spécialité, en France.

Des éclats de voix, mais surtout des impacts énormes sur les murs, lui signalent qu'il touche au but. Il ne se souvient plus du pouvoir qu'avait l'Anormal responsable de tout ça. Il était du côté des insurgés, voilà tout ce qu'il sait. Et il est mort. Mauvais boulot. Des débutants qui ont paniqué. Je hais les français. « You all shut the fuck up » est la manière dont il annonce son arrivée. Les disputes tombent à plat aussitôt. Normal. Ils ne comprennent pas pourquoi on ne les a pas laissé sortir. Ou ils ne veulent pas comprendre. A voir leur air terrorisé, Maël se demande s'il va vraiment suivre les ordres, et se contenter de s'assurer du silence de ceux qui sont vraiment responsables - et d'eux seulement.

Malgré ses vêtements civils - l'uniforme faisant partie des choses qu'il a toujours refusé - les soldats ont tout de suite compris qui il est, et quel est son rôle. Le plus proche de lui tente d'ailleurs de négocier, ou de se justifier. On ne saura probablement jamais. Le simple pas qu'il fait dans la direction de Maël suffit à déclencher la rage de celui-ci. Il referme sa main autour de sa nuque, l'envoie au sol d'un coup sec. La tête du soldat fait un méchant bruit en heurtant les rails, et il voit les autres reculer. Cowards. Il s'apprête à passer au suivant quand un bruit sur les rails, plus loin, le stoppe en plein mouvement. « Vous êtes tous là. » Simple constatation ; il les a compté en arrivant. « Et les rebelles sont tous morts. Ou pas ..? » demande-t-il, la menace bien audible dans son ton.

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Damian I. Edwards
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MessageSujet: Re: [Libre] Pêcher dans un océan de maux   Sam 10 Aoû - 3:14

On pouvait entendre la soufflerie s'éloigner tandis que Damian avançait le long des rails. Cette ligne ne semblait pas avoir été utilisée depuis un moment, et les gonds à moitié dévissés ça-et-là  le long des rails faisait penser qu'il ne fallait pas qu'un véhicule y circule. La zone devait donc être théoriquement déserte, mais on pouvait malgré tout entendre une voix s'élever au loin.

« Vous êtes tous là. »  

Et merde. Étant donné la distance à laquelle il se trouvait de l'apostrophe, la personne qu'il venait d'entendre avait forcément entendu le vacarme provoqué par sa chute. À peine la phrase terminée, Damian s'était déjà collé contre une paroi renfoncée du couloir de béton. L'air était humide. On pouvait sentir l'odeur des caves dans lesquelles il avait passé de nombreux soirs. Il s'attendait à voir une ombre s'avancer mais ne pouvait connaitre la position exacte de sa cible.


« Et les rebelles sont tous morts. Ou pas ..? »

Et re-merde. Non là sérieusement, il avait déconné. Ce qui devait être une rapide vérification de rumeurs infondées sur un clan d'Anormaux s'était transformé un véritable traquenard à Anormal et voir la mort d'un autre n'avait pas suffit à Damian. Décidément il devait arrêter de jouer au con. La colère montait en lui. Ses tempes battaient, résonant dans sa tête de plus en plus fort au fur et à mesure que la fureur dilatait ses pupilles. L'adrénaline. L’adrénaline remontait dans ses veines. Il devait garder son sang-froid avant de décider de la moindre action. Établissant un rapide topo de la situation, il était assuré de la présence d'une personne pouvant à tout moment venir se renseigner sur la source du bruit. Cependant rien ne lui confirmait qu'elle était seule.

À cet instant, une ombre se dessina sur le du mur. On pouvait distinguer un bref "Je vais voir" dans le fond sonore provoqué par la soufflerie. L'ombre se tenait à une dizaine de mètres de Damian et avançait dans sa direction. Il devait établir un contact visuel à tout prix pour savoir à quoi s'attendre et de toute manière il était coincé car incapable de savoir où donnait l'autre direction du couloir. Dans ces cas là, l'aide d'Octave aurait été bienvenue.

J'vais pas me faire un gars avec un Famas braqué devant lui sans y laisser des plumes. Autant la jouer safe.

Quatre-vingt-sept dixièmes. Un bond sur la seule partie peu éclairé du mur d'en face et Damian pu apercevoir un groupe entier d'homme en uniformes. Il eût le temps de distinguer que les couleurs de l'un d'entre eux différait des autres, ce qui pouvait le définir comme étant soit un meneur, soit un otage. Pas le temps de s'attarder, il poussa d'un coup sur sa jambe droite pour pouvoir faire demi- tour avant de toucher le sol et de rejoindre l'obscurité en prenant soin de regarder derrière lui tout en se dirigeant d'un pas rapide dans la direction opposé à l'homme en uniforme. La crise n'était pas encore passée. Il devait bouger. Vite. Mais sans faire de bruit. L'adrénaline commençait à prendre le dessus et Damian n'avait pas pris de boite de tranquillisant sur lui vu que cette visite souterraine ne devait pas finir de cette façon. Quel imbécile.


"Hé ! Je crois que j'ai vu quelque chose..."

Malgré la rapidité dont il pouvait faire preuve pendant une crise, Damian n'avait pas pour autant la capacité de se rendre invisible. Son manteau ne portait pas la même teinte que celle du béton qu'il avait pris pour support. Malgré la moisissure séchée contre le gris des plaques qui formait un dégradé de ténèbres entre sa cible et lui, celle-ci l'avait repérée.


Première porte, et je me casse.

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MessageSujet: Re: [Libre] Pêcher dans un océan de maux   Dim 11 Aoû - 12:19


Here comes the enemy ;
I'm a walking psycho.
Bring out your armies,
Let's start a fucking nuclear war !

« Je vais voir » annonce un des soldats, en joignant le geste à la parole. Mais oui, quelle brillante idée. S'il espère ainsi sauver sa misérable vie, il se fourre le doigt dans l’œil jusqu'au coude. Au moins, si c'est un anormal ou quelqu'un d'un tant soit peu combattif, on le saura tout de suite, songe Maël avec un rictus satisfait. Puis, un rien surpris par l'absence de réaction des autres, il se tourne vers eux, pour vérifier qu'ils n'en profitent pas pour se faire la malle. Chose qui serait totalement inutile, vu que des militaires sont postés à chaque sortie. Un être humain normal - ce qu'ils sont tous - ne peut espérer sortir inaperçu. En revanche, rien n'est moins sûr concernant l'individu qui s'est manifesté quelques instants plus tôt ... Mais il semble être le seul à s'en être rendu compte, puisque les autres se regardent bêtement sans rien faire.

Des incapables. Tous des incapables. Maël les fusille du regard, puis adresse un signe au soldat le plus proche. Juste un mouvement circulaire de la main. Mais il a été entraîné, non ? Il devrait bien comprendre ce que je lui demande, c'est pas si compliqué ... Et bien, si. Avec le sentiment de plus en plus persistant de s'adresser à un mur, il désigne l'appareil de communication que porte le militaire à sa ceinture, répète son geste. Toujours sans résultat. Jugulant sa colère, il ferme les yeux quelques instants, inspire un grand coup, puis lance : « Faites boucler le périmètre, you idiots. » Un ton trop fort, sans doute, mais l'incompétence des soldats le rend trop furieux pour qu'il y prête attention. Heureusement, ces derniers finissent enfin par s'activer, s'assurant qu'en plus des entrées, tous les tunnels les plus proches seront bloqués et dûment gardés. Maël n'aurait pas dit non à quelques patrouilles en plus, mais ces Français sont tellement radins sur les mesures d'urgence ... Bah, peu importe. Si leur précieux métro doit exploser, ce sera leur problème, pas le mien.

« Hé ! Je crois que j'ai vu quelque chose... » Tiens, voilà que l'autre abruti se réveille. D'un mouvement quasi reptilien, Maël se tourne vers lui, fixe son regard sur le tunnel dans lequel il s'est engagé. Il ne voit rien, mais préfère croire le soldat sur parole - pour une fois. « You all. You move. You're dead » prévient-il à mi-voix par-dessus son épaule, pour les soldats restés derrière lui. You're dead anyway, but you have no need to know that. Puis son instinct de prédateur se remet en route automatiquement, et, en quelques pas, il a rejoint l'éclaireur. Celui-ci ouvre la bouche, sans doute pour rajouter quelque chose, mais il n'a aucun besoin d'en savoir plus. Presque avec délicatesse, il saisit la tête de l'homme entre ses mains, et lui applique une brutale torsion, avant de laisser le corps déjà mort tomber par terre dans un pof! assourdi.

Il fixe l'obscurité devant lui, avec le vague espoir que la brève douleur du soldat, avant sa mort, lui aura fourni assez de force pour augmenter ses capacités visuelles. Et il distingue bien un mouvement, mais celui-ci est à la fois trop bref et trop indistinct pour qu'il puisse être sûr qu'il ne s'agit pas, tout bêtement, d'un rat. Aucune importance. Toujours aussi silencieux, il avance un peu dans l'obscurité, fixant le noir devant lui, attendant une éventuelle attaque. « Tu peux sortir » lance-t-il sur un ton neutre. D'une voix pas trop forte, cela dit - comme si le type, bien qu'encore invisible, ne se trouvait qu'à deux ou trois mètres de lui. « Il est mort » rajoute-t-il avec un signe de tête vers le corps du soldat, derrière lui.

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MessageSujet: Re: [Libre] Pêcher dans un océan de maux   Dim 11 Aoû - 14:32

« You all. You move. You're dead »

Ces paroles étaient claires et Damian maîtrisant la langue de Shakesepare depuis sa naissance savait à quoi s'en tenir. Il s'attendait à ce que ces mots s'adressent à lui mais ne se doutait en aucun cas qu'ils étaient pour d'autres.

Courir, éviter à tout prix la première balle. Rester discret, absolument.

Le bruit d'une vertèbre fracassée le fait immédiatement revenir à la scène dans son dos.
Le soldat se trouvait à présent à terre. Raide. Mort. A ses côtés se trouvait l'homme dont les vêtements différaient du lot quand il avait tenté d'avoir un aperçu global du croisement. Ce dernier était en civil et était potentiellement la seule personne à pouvoir tuer un militaire dans la zone.


« Tu peux sortir. Il est mort. »

Exactement la même voix qui avait parlé anglais dix secondes plus tôt avec un accent parfait. C'est cet homme qui dirigeait les troupes et qui avait demandé à faire boucler le périmètre. Damian était loin d'être rassuré mais tenta quand même une approche verbale sans sortir de l'obscurité. Si la situation se corsait, il serait tout temps de s'emparer du famas à terre, mais il fallait avant tout s'assurer de connaitre la personne à qui il avait affaire.

" 'Am not the one ya lookin' for... "

Évidement son accent américain le trahirait s'il était en présence d'un de ses compatriotes ou face à un anglais pure souche mais il avait appris cette prononciation depuis sa plus tendre enfance, ce n'était pas aujourd'hui qu'il allait changer de larynx....


HRP:
 

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MessageSujet: Re: [Libre] Pêcher dans un océan de maux   Jeu 15 Aoû - 14:53



A depression at its peak,
And they're the ones who lead ?
Am i the enemy, am I the enemy,
Am i the enemy, am I the enemy ?

« 'Am not the one ya lookin' for... » A peu de choses près, Maël pourrait sentir les poils de sa nuque se dresser. La cause de cette réaction ? L'accent détestable du type dans l'ombre. S'il a, ne serait-ce qu'un instant, savouré un bref sentiment de victoire en entendant une réponse - signe que l'inconnu ne s'était pas tiré, et qu'il commence déjà à abaisser sa méfiance - cette sensation s'est enfuie à la vitesse de la lumière. A yankee. A fuckin' yankee. Outre le fait qu'ils soient en guerre avec les Etats-Unis, Maël a en lui la certitude qu'il ne pourrait tout simplement pas supporter les personnes venant de ce pays. Aucun patriotisme là-dedans. Juste ... tout le reste. L'accent, la mentalité, même les paysages. Kill him, right now, chuchote une petite voix en lui. Mais pour une fois, il l'ignore, refusant la simplicité.

Parce que la situation n'a rien de simple. De deux choses l'une : soit il s'agit d'un espion, et l'éliminer rapidement lui permettra de rattraper sa légère bavure - mais oui, vous savez, celle qu'il ne va pas tarder à faire en massacrant tous les soldats impliqués dans l'accident du métro. Soit il s'agit d'un immigré - totalement clandestin, bien sûr - et donc, très probablement, d'un Anormal. On ne choisit pas la France pour sa démocratie, mais bien pour sa proximité avec l'Afrique. Or, qui dit Anormal, dit cible potentielle ... « Maybe you aren't. But you're on the wrong side of the Atlantic. » Son ton ne contient pas de menace, juste cette constatation. Il doit bien meubler le silence, pour éviter que les autres soldats ne rappliquent. Et puis au moins, l'inconnu ne se fera pas trop d'illusions sur son ignorance.

Maël s'accorde donc un bref répit, le temps de décider de la conduite à tenir. La présence du type planqué dans l'ombre sur une scène de ce genre le ferait fortement pencher pour un espion. Seulement, son intervention quelques minutes plus tôt le fait sérieusement douter qu'il puisse d'agir d'un individu entraîné. Un soldat américain aurait eu des renforts, n'importe quoi, et ne se serait jamais retrouvé obliger de se révéler à la première menace venue. Voilà qui lui garantit un sursis, décide ainsi Maël. « Are you a soldier, a random people ... or someone like me ? » fait-il alors mine de s'informer. Bon d'accord, la réponse l'intéresse. Mais surtout, la formulation de sa question n'avait rien d'innocent. Car le someone like me le désigne de manière évidente comme un Anormal. Et s'il s'agit bien d'un fugitif, les met, sans avoir l'air d'y toucher, dans le même panier.

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MessageSujet: Re: [Libre] Pêcher dans un océan de maux   Ven 16 Aoû - 14:58

« Maybe you aren't. But you're on the wrong side of the Atlantic. »

En effet, son accent l'avait trahi et l'inconnu semblait bel et bien être un anglais. Cette dernière estimation le plaçait définitivement dans le camp ennemi. Damian devait rester le plus vigilant possible et le périmètre étant bouclé, allait devoir trouver une issue comme il avait trouvé un accès à la rame désaffectée. Un simple appui contre une imperfection du mur lui permettrait de sauter dans la bouche d'aération d’où il était venu. Mais l'anglais semblait vouloir en savoir d'avantage sur l'ombre avec laquelle il s'entretenait...

« Are you a soldier, a random people ... or someone like me ? »

Tout était dit. Même en paraissant sibyllin, l'homme en civil était clair. Seul une personne normale n’aurait pas compris le véritable sens de cette phrase qui, dans les oreilles de Damian, résonnait comme une évidence.
Un Anormal. Mais quel était son pouvoir ?... Tant qu'il ne le savait pas, notre fugitif devait rester le plus discret possible... A moins que l'inconnu soit nyctalope et ait déjà pu analyser sa cible ? Non, un type de l'armée l'aurait immédiatement reconnu et pour peu qu'il connais sa tête, lui aurait sauté à la gorge.


" I can't be someone like you, dude. Ya seem'so clean !... "

Remarque désobligeante mais légitime du fait que, contrairement à Damian qui ne s'était pas douché depuis au moins une semaine, l'homme semblait porter des vêtements repassés der la veille et sentait le propre. Quelque chose de rare aujourd'hui quand on était pas du bon côté du gouvernement.

" 'Am nobody for ya. One of those who wanna see the dead guy. Not a friend. Not an ennemy... "

Puis, d'un air amusé, il de dit que même si celui-ci voyait son visage, il pourrait fuir étant donné toute l'adrénaline qui s'annonçait... il sorti de l'ombre et pris son accent le plus français possible.

" Lequel dois-je devenir ? "

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MessageSujet: Re: [Libre] Pêcher dans un océan de maux   Mar 20 Aoû - 13:51


I'm starting to freeze,
I'm laughing at the world
That I used to see,
I used to see ...

« I can't be someone like you, dude. Ya seem'so clean !... » Hahaha. Très drôle. Maël doit se retenir pour ne pas grincer des dents. Non seulement son accent est détestable, mais en plus il croit faire de l'humour. A choisir entre un français et un américain, je crois que j'utiliserai le premier pour tuer l'autre ... Sans compter que la remarque n'est guère légitime. A Londres, où il vit de nuit en écumant les pubs - sa façon à lui de gérer ses missions, et avec succès, en plus - son apparence est nettement moins soignée qu'ici, en France. Sauf que justement, un de ses contacts anglais lui avait signifié que dans le pays du pain et des bérets, mieux vaut avoir l'air moins négligé, si on veut avoir la paix. Vu comme le conseil s'est révélé dépassé, le matin même, il regrette d'avoir fait un effort. Et prend donc d'autant moins bien la pique.

« 'Am nobody for ya. One of those who wanna see the dead guy. Not a friend. Not an ennemy... » Maël plisse les yeux. L'histoire tiendrait presque la route. Un type en surface, un peu trop curieux, qui se débrouille pour descendre ici avant que le nettoyage ne commence. Plus ça va, et plus il écarte l'hypothèse de l'espion. Pas le genre de réponse qu'un type infiltré donnerait ; ça ne ressemble même pas une excuse apprise par cœur - chose à laquelle ils recourent habituellement. Par contre, en ce qui concernerait son éventuelle anormalité ... La façon dont il a esquivé la question sous-jacente le rend méfiant. Un type normal serait tombé dans le panneau. Il sera donc Anormal, jusqu'à preuve du contraire. « Lequel dois-je devenir ? » demande alors l'américain, tout en sortant de l'ombre.

Maël plisse les yeux, détaille son visage. Rien dans ses traits ne lui est connu. Ce qui ne l'élimine pas comme potentielle menace, mais lui permet au moins de ne pas avoir à se jeter sur lui tout de suite. Après tout, qu'il ne soit pas recherché en France, là tout de suite, n'indique pas qu'il ne le sera pas d'ici une semaine. Ou moins de temps que ça. « I have no friends. Too dangerous in these times. And my enemies ... tend to die. Quickly. » Son ton est froid, et il ne fait pas l'effort de suivre l'autre en français. Ce n'est pas comme ça qu'il va m'amadouer. D'ailleurs, si son attitude n'est en rien menaçante, elle indique très clairement qu'il n'a pas apprécié la blague précédente.

Il n'en oublie pas pour autant son objectif premier. Celui de savoir de qui il s'agit exactement, de découvrir ses intentions, ainsi que ses éventuelles ... capacités. Toujours en laissant le doute sur sa véritable allégeance : après tout, il vient juste de tuer deux militaires, ce qui ne le place pas, à première vue, dans leur camp. Et il a encore tout un troupeau de futures victimes sous la main. Comme quoi, les circonstances ne sont pas complètement contre lui. « Tu vas avoir du mal à partir d'ici. Ils sont encore nombreux là-bas. » Il marque une pause de quelques secondes. « Mais fragiles. » Un sourire carnassier se dessine sur ses lèvres quand il prononce le dernier mot. Il a même parlé en français, cette fois. Et puis, au cas où le message ne serait pas assez clair - c'est un américain, après tout - il rajoute : « C'est une proposition. Tu devrais peut-être te décider avant qu'ils ne se ramènent, l'effet de surprise nous facilitera le travail. »

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MessageSujet: Re: [Libre] Pêcher dans un océan de maux   Mar 20 Aoû - 21:06

Englobé dans une aura obscure, partagée entre les lueurs des lampes au croisement et les ténèbres du couloir désaffecté qui s’éloignait dans son dos, Damian fixait les yeux de son interlocuteur, comme s'il tentait d'y percevoir l'ersatz d'un détail lui permettant d'identifier les capacités de l'anglais s'ils se la donnaient, là, maintenant.

« I have no friends. Too dangerous in these times. And my enemies ... tend to die. Quickly. »

Ok, mecton, tu te calme de suite. Ce type là ne rigole pas. Un anglais. Jusque là ça allais. Un anglais dénué d'humour. Damian, se serait contenté de devenir un ennemi sur sa terre natale. Mais les circonstances actuelles le forçait à réfléchir plus que d'ordinaire. Un combat singulier contre ce type alerterais sans aucun doute les douze bonhommes derrière. Sachant que les militaires étaient armés et pas lui, ça devenait carrément suicidaire.

« Tu vas avoir du mal à partir d'ici. Ils sont encore nombreux là-bas. »

Un soupçon de sarcasme - et une bonne couche de "Merci j'avais pas remarqué" - aurait été le bienvenu, mais encore une fois, sa position l'en empêchait et ne pas pouvoir s'en donner à cœur joie commençait à doucement lui mettre les nerfs à vif. Il s'agissait maintenant de savoir si ...

« Mais fragiles. »

De marbre, Damian esquissa un sourire miroir à son nouvel ami d'un jour.

« C'est une proposition. Tu devrais peut-être te décider avant qu'ils ne se ramènent, l'effet de surprise nous facilitera le travail. »

"Jure, Ils sont combien ?"

Se décidant à sortir définitivement de obscurité, A&T Boy n'en était pas moins stupide et, rejoignant l'anglais en longeant les parois de mousse, il avançait avec précaution pour s'assurer de ne jamais être dans l'angle de vue des hommes casqués. Arrivé à son niveau, Damian examina une dernière fois l'homme, qu'il ne connaissait pas, avec qui il était censé terrasser une douzaine d'hommes armés de famas - ou de toute autre connerie montée en kit par l'état français - puis acquiesça d'un geste bref.

"No jokes. "

Il s'élança dans la clarté des lampadaires du croisement, se mettant à vue de tous puis... disparut.
On entendit un cri au loin puis des impacts de balles vers le plafond en béton firent s'éparpiller des bouts de gravier gris sur les installations en taule, provoquant un bruit assourdissant permettant pour la deuxième fois en cinq secondes de localiser la source de l'attaque. Une balle perfora le système de sécurité incendie qui se mit à retentir dans tout le carrefour. Certaines valves encore en activité s'activèrent et déversèrent leur contenu par litres dans la zone. Les coups de feu s'étaient arrêté pendant dix secondes mais un dernier retentit enfin, détruisant le haut-parleur de l'alarme incendie, mettant fin à ce bruit atroce. Et d'un. La moitié du groupe devait se ruer vers lui mais un container empêchait l'accès rapide à une entrée pour les renforts. Autant sécuriser la zone, d'autres allaient arriver.
Le famas de sa victime en main, Damian, se rua sur une seconde cible qui cherchait la source du bruit. Quatre-vingt-six dixièmes. Mieux. Le canon de l'arme placé à quelques millimètres de la tempe du militaire détruit la moité de son casque à la première douille et seulement quatre autres auraient suffi à percer sa boite crânienne.
Damian en utilisa cinq. Il n'aimait pas les militaires et encore moins les français. Et de deux.
Il se réceptionna en prenant appui sur le cadavre de sa victime, ce qui provoqua un rejet de sang buccal et quelques autres saignement de fin de battements cardiaques, et se dirigea vers le coin de la pièce le moins exposé, en hauteur, ou il pourrait faire mentir ses préjugés sur la précision des armes "made in France".


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Maël Nightmade
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MessageSujet: Re: [Libre] Pêcher dans un océan de maux   Jeu 22 Aoû - 23:30


Ashes to ashes one day we'll all fall to dust.
There'll be rain in the skies
To wash away the rust.
There's a war in front of me !

« Jure, Ils sont combien ? » Le sourire de Maël se précise. Parfait. Aide-moi donc à faire mon boulot, et en plus de ça je verrai ce que tu vaux. « Si peu. » OK, c'est flou, mais il devra s'en contenter. Lui-même n'est pas sûr du chiffre exact. L'ordre de mission l'avait tellement énervé qu'il avait écouté d'une oreille discrète. Ils étaient une douzaine lors de l'accrochage avec les rebelles ... moins les deux que j'ai tué dans la dernière demi-heure. Il hausse les épaules. A deux, ce sera presque facile. Du moins si l'américain n'est pas trop un poids ou une gêne. Mais il n'est pas du genre à évaluer les risques. Son pouvoir lui confère une assurance et une imprudence rares, surtout en combat, où l'agonie ambiante lui assure force, rapidité, et cicatrisation accélérée.

« No jokes. » Le type est sorti de la pénombre. Mais pas sans précaution : impossible de ne pas remarquer qu'il a bien longé les murs avant de s'exposer à la lumière. Une attitude de proie. Tu as quelque chose à cacher, et vu ton assurance face à des types armés jusqu'au dents, tu es aussi Anormal que moi. Got yah. Un signe de tête, et c'est parti. L'américain prend les devants, passe à découvert et ... n'est plus là. Maël plisse les yeux, reste immobile quelques instants. Invisibilité ? Puis il secoue la tête : peu importe son pouvoir, il a une dizaine d'agneaux affolés qui attendent le massacre. Il se met en marche, de son pas rapide et presque félin, juste au moment où les premiers coups de feu retentissent, déclenchant quelques secondes plus tard l'alarme incendie et la douche qui va avec.

Fuck you yankee. Au moins tu auras fait diversion. Juste devant lui, un soldat qui ne sait plus vers où diriger son arme pour éliminer la menace sans buter ses camarades dans la foulée. Maël se baisse, fauche ses jambes d'un coup de pied droit, tandis qu'il se saisit du long poignard plaqué contre son mollet gauche. Il n'attend pas que le français ait repris ses esprits, et pose un genou sur sa poitrine pour le maintenir au sol. Des côtes craquent sinistrement. Souffrance. Sa lame tranche la gorge du soldat, le sang éclabousse sa joue et, déjà, il s'est relevé, à la recherche de sa prochaine victime. Arme blanche, agonie plus longue. Et qui dit agonie, dit plus de forces pour lui. Un des membres du groupe, peut-être un ami du mourant, pointe son arme sur lui. Fini le répit dû à l'autorité. Où va le monde, quand on tire sur ses supérieurs ? songe Maël au moment où la balle part.

Réflexe autant dû à l'habitude qu'à l'adrénaline du moment et à l'énergie qu'il vampirise aux soldats agonisants, il se décale et se place de profil, si bien que la balle ne traverse que son bras droit. Elle retombe avec un petit cling! métallique juste derrière lui, et déjà il peut sentir le léger fourmillement de sa chair en train de cicatriser. N'utilise pas ton bras, où les tissus seront encore en vrac. Mouais. Une seconde balle siffle à son oreille, et il roule au sol, passe son poignard d'une main à l'autre, avant de l'envoyer se planter dans la cage thoracique du soldat trop dégourdi. Le sang bat à ses oreilles, signe que les pulsions violents qu'il a passé toute la journée à contrôler sont en train de reprendre le dessus. Peu à peu, il perd la notion du temps, la notion du réel. Un peu comme dans un rêve, il lui semble s'observer de l'extérieur tandis qu'il abat un à un les français qui croisent sa route.

Et plus ça va, moins il y en a. Sans doute penserait-il que l'américain a dû bien faire sa part du job, s'il se souvenait seulement de son existence. Au lieu de quoi, il se retrouve debout au milieu des cadavres, poignard à la main, cheveux trempés par les douches incendie et le visage couvert de sang, à chercher des yeux sa prochaine victime. BAM BAM BAM. L'énergie qu'il a accumulé tambourine dans sa tête. Il accroche un mouvement du regard, bondit vers sa source. Et ce n'est que lorsque la lame n'est plus qu'à quelques centimètres du visage qu'il reconnait ce dernier. Le yankee. Il se fige en plein mouvement, ralentit sa respiration, reprend le contrôle de son rythme cardiaque et de son esprit. Bam, bam. Le battement se calme. « Bon boulot, touriste » finit-il par souffler en reculant son arme.

HRP:
 

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MessageSujet: Re: [Libre] Pêcher dans un océan de maux   Ven 6 Sep - 9:12

Entre les cris, le sang, et le bruit, la perpétuelle adrénaline emmagasinée par Damian ne fît qu'accélérer la fin des hostilités. Des marres de sang recouvraient ça-et-là le travail du british resté au sol. La scène, qui, quelques minutes plus tôt n'aurait jamais pu être identifiée au décors d'une pièce si macabre, semblait à présent apocalyptique. On y discernait des tête disloquées, séparées de leur corps, des impacts de balle un peu partout... Le sang se diluait dans l'eau qui finissait de s'écouler des valves, et le silence repris petit à petit son rôle au sein du carrefour.
Sur son poste depuis quelques minutes, Damian s'empressait de refermer une valise de fortune où il avait replacé son famas et une boite de munitions - le modèle par 32. Cette arme ne pouvait lui être qu'utile dans sa course vers l'Afrique. Au moment de se retourner, il se retrouva face-à-face avec la lame d'un couteau, maculée de sang, prête à lui ouvrir le crâne par la pupille.
Le british repris rapidement ses esprits, et, reculant son arme, souffla d'un air singulier :


« Bon boulot, touriste »

Choqué de n'avoir rien esquivé, Damian se releva d'un geste alerte et fixa son co-équipier d'un soir.

" Dans quel camp est-tu censé être ? "

L'américain semblait très sérieux en prononçant ces mots et s'attendait visiblement à une réponse franche mais ne savait pas pour autant si cette dernière allait l'être. Un long silence entrecoupé de bruits de ventilation. Puis une radio se met à grésiller.

*Kshhhhhhht..*

"Escouade 4 au rapport."

Ce n'était pas la sienne mais celle d'un soldat un peu plus bas. Damian sauta de la rambarde et lui atterrit sur la cage thoracique du cadavre, s'emparant au passage de son émetteur.

"Escouade 4 au rapport. Répondez escouade 4."
"Ici Escouade 4. Rien à signaler."
*Kshhhhhhht..*
"Eric, c'est toi ? On a entendu des coups de feu, est-ce que ça va ?"
"La situation est sous contrôle. Terminé"

Damian savait que les renforts n'allaient pas tarder à arriver. Octave devait s’inquiéter et il n'avait pas eu un seul indice quant au fait de rejoindre l'Afrique ou un groupe d'Anormaux local. Il tourna vivement son regard vers l'anglais.

"T'en connais beaucoup des gens comme nous ?"

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MessageSujet: Re: [Libre] Pêcher dans un océan de maux   Ven 20 Sep - 15:05



Just look around I feel blessed,
This is Earth as we know best.
Heavenly I feel praised,
Hold this to my dying day.

" Dans quel camp est-tu censé être ? " Maël, occupé à essuyer son arme sur l'uniforme d'un des militaires, sourit vaguement en entendant le yankee. Voilà une question à laquelle il est habitué. Si bien que son demi-mensonge lui vient tout de suite, et qu'il répond sans même interrompre son activité. « Pas du leur en tout cas. » Ce faisant, il désigne du menton le soldat mort à ses pieds et, ayant fini son nettoyage, se relève en rangeant son arme d'un geste preste. Il se doute bien cependant que sa réponse ne satisfera pas la curiosité de l'américain. Mais il laisse quand même planer un petit silence avant de reprendre. Il avait en effet eu l'occasion d'apprendre, à ses dépens, qu'avoir l'air de trop vouloir se justifier ne faisait qu'attiser la méfiance des autres. « Je suis du camp de ceux qui règlent leur problème en les affrontant. Pas en se planquant ou en tournant le dos. » Le sourire qui étire ses lèvres pendant sa réponse place clairement cette dernière comme une provocation. Et tant mieux. Car si ce fugitif n'avait pas l'air d'être un froussard, son premier réflexe avait été de rester cacher, et c'était un point sur lequel il pourrait le chatouiller à sa guise.

A cet instant, une des radios se met à grésiller, et Maël se retrouve - pour la première fois - à maudire le zèle des français. Il aurait aimé cuisiner encore un peu le fugitif, savoir d'où il tirait ses informations, avant de voir arriver des renforts. Prenant sur lui pour ne pas avoir l'air trop ennuyé, et garder son expression pleine de morgue et d'assurance, il reste immobile tandis que le fugitif s'empare de la radio et règle le problème. Quoique ... "régler" est un grand mot : il ne fait aucun doute que d'autres militaires viendront contrôler la zone et enlever les cadavres. La nouvelle que Maël allait faire un massacre n'était un secret pour personne, il était juste censé laisser des survivants et, surtout, ne pas s'allier avec un autre anormal ... Bah, j'ai l'habitude d'être compromis. Ça fait partie du job. Let's keep the game going. "T'en connais beaucoup des gens comme nous ?"

« Oui. Mais c'est pas l'moment et encore moins l'endroit. Come on. » Joignant le geste à la parole, il s'éloigne de la scène du carnage, pataugeant dans un appétissant mélange de l'eau des douches et du sang des soldats. La zone par laquelle il était arrivé était un périmètre entouré par l'armée, car proche des passages du public. Mais les soldats, eux, avaient bien dû arriver par un endroit plus discret ... Un endroit qui serait moins surveillé. Se penchant sur le dernier corps encore sur sa route, Maël le dépouille de sa carte, et l'envoie à son pseudo-allié. « En attendant qu'on t'en bricole une, j'espère que ça ira pour passer les contrôles. » Il se remet en marche sans attendre de réponse. Dans la plupart des cas, avoir l'air assuré sans être trop insistant suffisait à gagner les confiance des anormaux en fuite. Et il n'a pas l'air très différent des autres. « On est pas un groupe organisé. On vit juste au jour le jour » ajoute-t-il un ton plus bas, tout en cherchant des yeux la sortie qu'auraient pu emprunter les soldats. Toujours préciser qu'il ne faisait pas partie des rebelles. Car franchement, qu'on se fasse recruter par l'armée ou par les insurgés, les conséquences étaient les même quand on était anormal. Avec plus de chances de se faire latter la tronche du côté des rebelles. Et puis c'est pas chez eux que je le veux. C'est chez nous. Comme ça les Frenchies me ficheront la paix.

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