AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 EVENT - Apocalypse Please

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Maël Nightmade
Sale gosse ambitieux
► Fondateur
avatar

Messages : 219
Date d'inscription : 11/02/2011
Age : 22
Citation : Let's put a smile on that face
Avatar : Thomas Dekker

MessageSujet: EVENT - Apocalypse Please   Mer 26 Oct - 22:28


Declare this an emergency
Come on and spread a sense of urgency
And pull us through
And this is the end, the end
This is the end of the World ...

Stockholm. 28 Novembre 2052. 13H
Stockholm, une des trois capitales des États Nordiques. Une des rares zones du monde où règne encore un semblant de démocratie. Ou du moins, une des zones du monde où l'on cultive le mieux des apparences rassurantes. La répression est là, mais on la cache. Les caméras dans les rues sont presque aussi omniprésentes que dans le reste de l'Europe, mais elles sont bien mieux camouflées. A Stockholm, même si on est témoin d'injustice criantes, on se tait. On détourne les yeux. On se plaît dans son petit confort personnel, où aucun militaire ne vient nous déranger ; les problèmes des autres ne concernent qu'eux. Mais quand même, on n'est pas dans une dictature ! Il y a des élections, et un président qui vient nous parler à la télé, surtout pour annoncer des mauvaises nouvelles d'ailleurs. Attentats, attaques, crise économique ... Mais il n'empêche qu'il est là. Après, ce qui se passe dans les coulisses, qui s'en préoccupe vraiment ? Que les journalistes et les politiciens soient corrompus, est-ce vraiment si grave tant qu'on l'ignore ? Ne pas savoir, ne pas chercher à savoir, voilà les clés pour être heureux.
Et voilà ce que c'est, l'hypocrisie. De nos jours, on ne prononce plus guère ce mot, tant il est devenu, en politique comme ailleurs, un synonyme de vie courante. L'hypocrisie, c'est ce virus présent dans tout notre quotidien, dans nos fréquentations, dans nos centres d'intérêts, dans nos opinions politiques. On sait instinctivement qu'on fait "pour de faux", mais on le fait quand même, pour que ça ait l'air normal. On ne se pose plus trop de questions, on laisse agir les automatismes. Et on n'est pas plus mal logés pour autant, au contraire. Que demande le peuple ? Juste un peu de quiétude et de contentement. Peu importe que les autres en aient, tant qu'on a l'impression d'être écoutés et bien servis, on évite de regarder ailleurs.

Stockholm. 28 Novembre 2052. 15H
« ... assemblée générale des États Nordiques, auxquelles participent d'autres chefs d’États européens comme ceux des gouvernements français, britannique, allemand, italien, grec et danois, pour les plus notables, et où seront discutées la conduite à tenir, les troupes à mettre en jeu et la politique qui sera adoptée d'un point de vue budgétaire au cours des deux prochaines années. La réunion a débutée ce matin à la capitale et durera encore deux jours. Pour l'occasion, Stockholm est équipée de nombreux dispositifs de sécurité, dont la présence de troupes armées dans de nombreuses zones clés de la ville. Cela n'a pas empêché le rassemblement de manifestants, souvent armés, que la police peine à disperser. Les autorités recommandent la plus grande prudence car des rumeurs d'attentat fomenté par les rebelles auraient été entendues. »
Depuis le début de la journée, les messages radios se suivent et se ressemblent dans Stockholm. La plupart des employés restent ainsi cloîtrés dans leurs bureaux, opinion renforcée par le froid glacial qui s'est abattu sur la ville depuis peu. Anoraks et bonnets sont de rigueur à la moindre sortie ; en général, tout le monde évite de mettre le nez dehors, à part les courageux manifestants qui tentent de s'accrocher à leurs pancartes ou à leurs armes malgré les assauts de la police. Contrairement aux informations diffusées, il n'est pas si difficile de les repousser, mais les recommandations de méfiance continuent de circuler sur les ondes, comme si les autorités en savaient plus sur ce fameux attentat qu'elle ne voulaient bien l'avouer.

_________________

Let's bang, bang, bang.


Dernière édition par Maël Nightmade le Ven 26 Juil - 21:06, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://runaway.forumperso.com
Hana Morgan
Surveillant sans repère
► Modérateur
avatar

Messages : 307
Date d'inscription : 22/08/2011
Age : 20
Citation : Abandon my ship to the mercy of waves
Avatar : Anna Tsuchiya

MessageSujet: Re: EVENT - Apocalypse Please   Sam 29 Oct - 19:02

Hana souffla doucement sur son café. Il était brûlant – et par le froid mordant qui régnait, cela ne pouvait que lui faire du bien. Elle jeta un coup d’œil à sa montre – bientôt quinze heures – et regarda autour d’elle. Elle était la seule assise en terrasse. Tous les autres clients, chassés par la température glaciale, s’étaient réfugiés à l’intérieur du restaurant.

Renfonçant son bonnet sur sa tête, elle observa la rue en contre-bas. Une petite foule de manifestants s’y déplaçait, hurlant des slogans et brandissant des pancartes au service d’une cause quelconque. Les caméras de sécurité installées dans la rue les suivaient de leur regard mécanique. Elles étaient très discrètes, mais Hana arrivait à les dénicher – dans sa situation éviter les caméras était un talent indispensable. Surtout avec la Police et l’Armée patrouillant dans la ville vingt-quatre heures sur vingt-quatre et l’effervescence médiatique et politique que provoquaient les rumeurs d’attentats. Depuis le début de la matinée, les radios et les téléviseurs débitaient sans discontinuer des discours sur la situation actuelle et – paraît-il – critique. Au moins, pendant que l’on traquait les rebelles, on s’intéressait moins aux Anormaux…

Hana regardait la Police contrer la manifestation. Les quelques coups de feu qui retentirent ne l’inquiétèrent pas plus que ça. Stockholm, d’ordinaire si calme, avait beaucoup changé en quelques jours.

Les manifestants se dispersèrent assez rapidement, les plus récalcitrants embarqués par la Police. Bientôt la rue fut plus tranquille. Hana se leva, régla sa commande sur le dispositif électronique installé sur sa table, et quitta le restaurant. Elle enfourcha son vélo électrique et descendit l’avenue à pleine vitesse. Elle n’avait ni veste ni manteau, et la bise glaciale fouettait son visage et ses bras nus. Transie de froid mais grisée par la vitesse, Hana roulait le long du boulevard, un léger sourire aux lèvres.

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Myah C. O'Flaherty
Fourmi de la chaîne
► Normal
avatar

Messages : 43
Date d'inscription : 28/08/2011
Age : 25
Citation : Can't wake up in sweat, cause it ain't over yet, still dancing with your demons, victim of your own creation.
Avatar : Valerie Poxleitner

MessageSujet: Re: EVENT - Apocalypse Please   Sam 29 Oct - 20:09


Apocalypse please
(c) Tumblr



Tata nous avait interdit de sortir. Mais c’était trop tentant. Et puis, que peut-il bien nous arriver, hein ? Il n’y a personne dehors. Il fait froid, mais il n’y a personne. Pourquoi rester enfermé, alors ? Je suis certaine que l’on va bien s’amuser. Et puis quand même, il faut en profiter pour visiter, non ? Je ne pouvais pas louper ça. On ne pouvait pas louper ça. C’est Stockholm, quoi ! Même si ce n’est qu’un rêve, il fallait que j’aille y faire un tour ! Et puis … Si Maman nous a laissés chez Tata, ce n’est pas seulement pour rester cloitré à l’intérieur, non ? Alors, j’ai pris mes affaires, et je suis sortie par la fenêtre. Avec Machiavel. Et on a marché, marché, marché, dans les rues de Stockholm. C’est joli. Très joli.

Je me suis arrêtée. Je me suis assise quelque part, et j’ai fermé les yeux. Je me suis laissée bercer par le calme de la ville. Voilà à quoi devrait ressembler mon rêve. Chaque jour. Quelque chose d’aussi calme et lumineux que Stockholm. Un endroit au l’air est frais. Un havre de paix. J’eus un sourire. Oui, c’était exactement ce que je voulais. Dans mon rêve. Dans ma vraie vie. Je ne sais pas si j’aimerais me réveiller, là, maintenant, tout de suite. Je voudrais juste profiter un peu du calme. Un tout petit peu. Un instant, je m’imaginais la ville brillant sous les lumières. Ce devait être magnifique, aussi. Je devrais aller voir. Demain, peut-être. Avec Machiavel, évidemment ! Lui aussi a le droit de voir des jolies choses ! On pourrait même y aller avec Tata. Ça lui ferait du bien. Elle serait moins stressée. Je ne sais pas si elle est tout le temps comme ça, ou si c’est le fait que nous passions quelques temps chez elle qui la rend dans cet état, mais … Il faudrait vraiment qu’elle se calme. Il n’y a aucune raison de s’inquiéter, nous sommes dans un rêve, après tout.

J’ouvris un instant les yeux, et tournais la tête vers mon frère. Disparu. Je regardais autour de moi, brusquement paniquée, avant de me lever. Où est-ce qu’il est allé se promener, encore ? Il aurait pu me dire qu’il partait ! Imaginons qu’il se perde ! Il en ait parfaitement capable, en plus. Il est si facilement distrait !

« Mach ? Maaaaach ? »

Il ne peut pas être bien loin, non ? Après tout, je n’ai pas fermé les yeux longtemps, hein ? Juste quelques minutes, non ? Je me mis à déambuler dans les rues, les larmes aux yeux. Les rues vides ne semblaient plus si rassurantes, tout d’un coup. Je continuais toujours d’hurler le prénom de mon frère, jusqu’à ce qu’il ne soit plus qu’un murmure. Je devais bien me rendre à l’évidence. Il n’était pas là. Il n’était plus là. Où pouvait-il bien être passé, hein ?

Des bruits. Je ne cessais de marcher, me dirigeant vers la source sonore. Qui sait, Machiavel est peut-être là-bas ? Les gens se dispersaient. Il y avait la police. Aucune trace de mon petit frère. Je me mordis les lèvres. Deux gouttes d’eau salée glissèrent sur mes joues. Et s’il s’était perdu ? Et s’il lui était arrivé quelque chose ? Et s’il avait tout simplement disparu de mon rêve ? Oh, non … Et Maman ? Peut-être que c’était sa façon de disparaître, elle aussi. Faire des recherches. Je me laissais tomber sur le trottoir. Ils ont tous quittés mon rêve. Papa, Maman, Machiavel. Et je suis toute seule, à présent. Toute seule. Je frissonnais, avant de me relever. Je séchais mes larmes d’un revers de main, et tournais la tête. J’observais. J’étais où ? Aucune idée. Mais je finirais bien par retrouver mon chemin, non ? Au pire, je demanderais aux passants ! Il y a bien quelqu’un qui pourra m’aider, non ?

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Imani Greggson
Phénomène trop discret
► Anormal
avatar

Messages : 55
Date d'inscription : 25/08/2011
Age : 22
Avatar : Nneka

MessageSujet: Re: EVENT - Apocalypse Please   Sam 29 Oct - 22:39

Il faisait froid. Très froid. Tout semblait figé, glacé. Même les nuages semblaient immobiles dans le ciel d’un bleu étincelant de ce milieu d’après-midi. Immobiles, et terriblement blancs.

Imani ne les lâchait pas du regard, ses pupilles brunes comme aimantées par la profondeur du ciel au-dessus de sa tête. Les mains enfoncées loin dans ses poches, droite, tendue, elle ne bougeait pas. Fixant simplement les nuages quasiment sans cligner des yeux, larmoyante. Quiconque lui aurait accordé un peu d’attention aurait été surpris, voire admiratif. Une fille si jeune, rester si calme et posée par ce froid insupportable ! Mais elle n’était pas calme. Non, Imani n’était pas calme.
L’adolescente prit une longue, sifflante, douloureuse inspiration, sa gorge palpitante d’angoisse toujours offerte aux rafales froides qui s’abattaient sur le pavé avec des hululements sourds. C’est avec raideur qu’elle sortit une main de l’abri chaleureux de ses poches pour remonter son écharpe, se concentrant au maximum sur le bruit du vent pour ne plus entendre le vacarme qui emplissait la rue, roulait dans les allées, explosait dans l’air.

Des gens. Partout. Hurlant pancartes en main. Certains étaient armés, et s’accrochaient à leurs bâtons de bois, barres de métal et autres ustensiles avec détermination. Ils emplissaient la rue de leurs protestations, ne tenant apparemment le coup, face au froid, que grâce à leur agitation incessante. Dos à la façade d’un immense immeuble, gelée, elle était dans l’incapacité de bouger. Ils l’oppressaient. Ils l’étouffaient. L’espace étroit dans lequel elle se tenait était le seul qui la tenait un tant soit peu à l’écart de cette masse humaine ; le seul qui lui permettait de garder la tête froide. Un rictus désespéré tordit les lèvres d’Imani, amusée par ce jeu de mot minable.

L’étau se resserra un peu plus. L’agitation était à son comble. Elle baissa la tête à cause de sa nuque douloureuse, et la boule qui obstruait la gorge d’Imani grossit, la faisant silencieusement suffoquer. Ça allait aller. Ça finissait toujours par aller. Et puis, ils ne tarderaient pas à se disperser, n’est-ce pas ? Oui, sans doute. Elle n’avait jamais autant souhaité voir débarquer les forces de l’ordre.

Et c’est ce qui arriva, comme une réponse à ses prières silencieuses – quoique ces derniers temps elle faisait moins confiance à Dieu. Elle savait bien que la voix, ce n’était pas lui, mais tout de même . . . tout de même. Un imposant camion, donc, s’engouffra dans la rue, ses pneus épais crissant sur ma chaussée. Des policiers en sortirent, fusils à l’épaule, et la foule qui ne décolérait pas quelques secondes plutôt recula d’un même mouvement, comme une vague. Cette image dégoûta Imani, lui donnant la nausée. Face à elle, les visages se mêlaient. Passants apeurés se hâtant de quitter les lieux, manifestants nettement moins convaincus qui s’engouffraient dans les ruelles avec précipitation. Tout lui apparaissait par flashs et se noyait ensuite dans un brouillard flou, caractéristique de ses crises d’angoisse.

Calme, Imani. Calme.

En un peu plus d’une minute la rue se vida presque entièrement, et ne subsistait que les valeureux – ou stupides – manifestants qui défiaient les officiers en brandissant leurs armes de fortune. Quelques coups de feu, et ils s’éparpillèrent. A nouveau, Imani s’étonna du peu de volonté que possédaient les êtres humains. Pas comme elle. Elle, elle avait tenu le coup. Elle était debout, elle ne tremblait plus, sa respiration et son rythme cardiaque reprenaient peu à peu un rythme normal. La jeune fille se sourit à elle-même, un sourire de petite fille, un peu perdu. Oui, elle était forte.

La crise totalement éteinte, Imani reprit pleinement conscience du froid glacial qui semblait mordre chaque parcelle de peau découverte avec hargne. Elle était sortie pour se promener un peu et se détendre, mais si elle avait su que la température descendrait autant – et qu’elle se retrouverait au milieu d’une manifestation – elle serait sagement restée dans sa chambre d’hôtel. Qui était bien loin, soit dit en passant. Trop loin, en tout cas, pour songer à y retourner dans l’instant. Non, mieux valait se réchauffer d’abord. Fébrile, frémissante, l’adolescente tournait incessamment la tête à droite et à gauche tout en enfonçant plus profondément son bonnet sur sa tête. Enfin, elle aperçut un petit restaurant de l’autre côté de la rue. Parfait. Elle traversa en vitesse et se jeta presque à l’intérieur, en même temps qu’une jeune fille, plus âgée qu’elle et visiblement d’origine asiatique, en sortait. Une fois à l’intérieur, Imani soupira et s’affala sur la banquette la plus proche. Elle prendrait un chocolat chaud, et ça irait mieux.

_________________

-
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jay Morden
Surveillant sans repère
► Modérateur
avatar

Messages : 213
Date d'inscription : 17/08/2011

MessageSujet: Re: EVENT - Apocalypse Please   Lun 31 Oct - 0:16

J'adore ce genre de temps. A la fois très froid, du vent, et un soleil. Ca me rappelle le tout premier entrainement que j'ai du subir... C'était dans un coin reculé de la Russie, je n'ai réalisé que après cet entrainement que nous n'étions plus que la moitié. C'était en fait une sélection, mais "il" l'avait sans doutes compris... Sur trente six manquant, il me manquait vingt quatre balles...

Des coups de feu me sortirent de mes songes, cette ville qui me semblait si calme au début, deviens peu à peu le champ de bataille d'une guerre civile, mais les manifestant, avec si peu de moyen ne doivent pas effrayer tant que ça l'armée... Mais au moins, ils me permettent d'être un peu plus tranquille, l'armée s'occupe moins des anormaux. Tout ce que j'espère, c'est qu'il n'y a pas d'anormaux dans leurs rangs. Cela ne ferai que accentuer le ressentiment des gens, et cela pousserai les gouvernements a intensifier leur chasse aux sorcières...

Les coups de feu s'approchèrent, comme à mon habitude, je suis loin de tout conflit, dans une ruelle sombre. Mais je peux apercevoir une foule avancer dans une grande avenue. Ils font face à une patrouille armée. Les fumigènes commencent à être lancés. Des coups de feu retentirent ! Et ma haine qui était pourtant bien enfuit ressortit...

* Hey Jay, tu me laisserai faire un tour deux petites minutes ? *


Et forcément, dès qu'il se passe quelque chose qui m'énerve, il est toujours la... Non, je sais que tu hais les militaires autant que moi, mais la il ne faut pas se faire remarquer.

* Je pourrais le faire sans me faire remarquer, et tu le sais bien Jay... *


Malheureusement oui... Mais il est hors de question, garde tes forces, et si j'ai besoin de toi je t'appel hein.

* Ouai c'est ça... *

Il fallait absolument que je me calme, sinon il pourrait prendre le contrôle, pourvu qu'elle arrive vite, au moins je ne serai plus seul...

L'affrontement c'est terminé aussi vite qu'il a commencé, les militaires arrêtant les récalcitrant, les manifestant fuyant dans tout les sens, et les sirènes des ambulances s'approchant... Combien d'entre eux sont morts pour leurs idéaux ? Au moins, ces gens ont compris qu'il fallait se battre pour faire changer ce monde. J'espère que cela sera un élément déclencheur pour une prise de conscience générale...

Mais je restai tout de même inquiet, où était-elle ? J'espère qu'il ne lui est rien arrivé, avec tout ce qui se passe en ce moment... Et je n'ai vraiment pas besoin de ça...

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hana Morgan
Surveillant sans repère
► Modérateur
avatar

Messages : 307
Date d'inscription : 22/08/2011
Age : 20
Citation : Abandon my ship to the mercy of waves
Avatar : Anna Tsuchiya

MessageSujet: Re: EVENT - Apocalypse Please   Mar 1 Nov - 21:06

Elle se sentait vivante, puissante, fendant le vent à pleine vitesse. Sur son vélo, elle se sentait tel un chevalier chevauchant son fidèle destrier. Ce rappel de ses jeux d’enfants la fit rire aux éclats. Les voitures l’évitaient de justesse en klaxonnant, les piétons esquivaient ses roues en jurant ; cela la faisait rire encore plus. Les passants devaient se demander qui était cette fille qui roulait à pleine vitesse en riant comme une folle, mais elle s’en fichait. Pour un court instant, elle était heureuse.

Elle dut pourtant stopper sa course folle à un feu rouge – malgré tout, elle ne tenait pas à écoper d’une amende. A l’arrêt, l’adrénaline retomba peu à peu, ses idées se firent plus claires. Elle regarda de nouveau sa montre : déjà si tard ! Elle n’avait pas vu le temps passer. Le feu repassant au vert, elle démarra en trombe. Accélérant encore un peu plus, Hana bifurqua à un autre carrefour. Elle s’était beaucoup trop attardé, il devait s’inquiéter. Décidément, elle était un peu trop habituée à vivre seule – et puis elle était si facilement distraite !

Hana déboucha sur l’avenue principale ; elle n’était plus très loin… Malheureusement, la situation en face d’elle était chaotique : les voitures de police se mêlaient aux ambulances dans un concert de klaxons, de sirènes et de jurons ; les gens fuyaient de tous côtés ; la route était jonchée de pancartes, de casques, et même de chaussures. La jeune fille avisa les policiers : ils avaient l’air trop débordés avec les manifestants et le désordre ambiant pour faire attention aux passants lambda. Mais elle préférait ne pas prendre de risques, aussi décida-t-elle de longer les murs à pied, son vélo à la main.

Hana marcha ainsi pendant quelques centaines de mètres. La situation semblait se calmer peu à peu, mais les environs étaient toujours aussi bruyants. Elle croisa ensuite une jeune fille brune, dont le comportement l’interpella quelque peu : immobile, elle tournait la tête de tous les côtés. Elle semblait perdue. Des traces de larmes mal séchées sillonnaient son joli visage. Hana s’arrêta deux secondes – peut-être pouvait-elle l’aider ? Mais, d’un autre côté, il l’attendait et elle était déjà très en retard. Tant pis, elle n’avait pas le temps d’aider cette passante.

Elle continua son chemin jusqu’à une petite ruelle mal éclairée. Il était là, adossé au mur noirci. Apparemment, il ne l’avait pas vu arriver. Hana appuya son vélo contre le mur, et lui dit :

« - Vraiment désolée pour le retard, Jay. Je ne m’étais pas rendu compte qu’il était déjà si tard. »

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Maël Nightmade
Sale gosse ambitieux
► Fondateur
avatar

Messages : 219
Date d'inscription : 11/02/2011
Age : 22
Citation : Let's put a smile on that face
Avatar : Thomas Dekker

MessageSujet: Re: EVENT - Apocalypse Please   Mar 1 Nov - 23:18

Qui se cache à Stockholm ? Il y a plein de bonnes raisons pour se cacher à Stockholm. Pas tant que ça, en temps normal, mais là, avec tous ces manifestants et ces militaires dans les rues. On se croirait dans ces dictatures, comme dans les pays voisins, ceux qu'ils montrent à la télé et dont les gouvernants sont actuellement assis dans le building présidentiel. Les citoyens de Stockholm n'ont pas l'habitude de cette agitation. Alors, les citoyens de Stockholm se cachent. Ils restent dans leurs immeubles, scotchés à leur travail, le regard fixé devant eux. Ne pas regarder par la fenêtre. L'agitation ? Quelle agitation ? Pas vue, pas entendue.
Qui se cache à Stockholm ? Beaucoup d'Anormaux. Il y a les tranquilles, ceux qui ont l'assurance que leur pouvoir les sauvera. Ou qui sont simplement trop confiants. Il y a Hana Morgan, qui quitte juste son café, démarche calme, descente rapide sur le vélo électrique. Il y en a que cette agitation rend nerveux, comme par exemple Imani Greggson, qui se terre dans un coin en attendant que les manifestants se dispersent, avant de se réfugier dans un café. Ou encore comme Jay Morden, qui n'est pas très loin mais encore dans la rue, regard inquiet et allure rapide. Heureusement, il retrouve Hana, avec qui il avait apparemment rendez-vous, et qui était en retard.
Il y a aussi des gens normaux, pris dans leurs détresses du quotidien. Des gens qui ont été séparés de leurs proches par des mouvements de foule - ce qui est leur faute, après tout, il n'avait qu'à pas rejoindre cette manifestation clandestine - ou bien simplement par hasard, par inattention. Comme c'est le cas pour Myah O'Flaherty, qui appelle en vain son petit frère. Qui reste désespérément absent.

____________ ¤ ____ ¤ ____________

Et puis, tout à coup, des cris. Des cris provenant du centre de la ville, légèrement en contre-bas. Des cris suivis de personnes plus tangibles, plus vivantes. Et très effrayées. Elles remontent les deux rues principales à la course, tentant toutes de se faufiler pour arriver plus vite, certains s'arrêtant, hors d'haleine, à proximité des cafés ou des vitrines, où elles posent les mains pour s'appuyer et tenter de reprendre leur souffle. Impossible de connaître la raison de cette brusque débandade. D'ailleurs, personne ne serait capable de l'expliquer, trop occupé à s'en aller, et vite.
Myah O'Flaherty, qui descendait dans la rue, est presque assommée par les fuyards, et elle manque d'ailleurs de peu de se faire écraser en tombant par terre. Dommage pour elle, ceux qui suivent n'ont pas plus de sens moral qu'une accro au shopping un jour de solde, et ne semblent pas particulièrement pressé de l'aider à se relever, ou à s'assurer qu'elle va bien, trop effrayés qu'ils sont par cette mystérieuse chose qui se trouve plus bas. Seuls au milieu de cette cohue, quelques personnes semblent s'amuser follement, comme ce jeune homme brun qui marche tranquillement parmi la débandade, ne prenant pas garde à ceux qui le bousculent, ou bien cet autre type aux cheveux châtains légèrement ondulés qui, posé à un bar, regarde les gens passer devant lui avec un petit sourire ironique sur les lèvres.

_________________

Let's bang, bang, bang.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://runaway.forumperso.com
Machiavel Håkanson
Phénomène trop discret
► Anormal
avatar

Messages : 19
Date d'inscription : 28/08/2011
Age : 104
Citation : Life is but a dream
Avatar : Joseph McManners

MessageSujet: Re: EVENT - Apocalypse Please   Mer 2 Nov - 20:56

Myah avait insisté pour sortir. La neige tombait. Les gens se terraient. Tante Elinor se barricade. De quoi a-t-elle peur. Le Soleil brille, me réchauffe de ses rayons gelés. Le soir tombe. Pourquoi rester enfermé ? Je tends la main et suis Myah. Des murs gris. Un ciel gris. La calme passe et s’arrête sur nous. Je suis un papillon aux ailes glacées, volant, volant pour me réchauffer. Je suis un. Je suis tout. Je ne suis plus là. Le papillon m’amène, loin du sud. Le froid se referme, comme un cercueil, sur moi. Qu’il fait froid !… Des arbres dans la neige. Un rêve qui flotte un moment. Je m’égare dans ce songe, marche parmi les épicéas. Je n’entends pas les vain appel, que m’envoie le monde réel. Le vent me touche. Il m’envahit, gelant mon cœur déjà si froid. La neige recouvre tout. On m’appelle :

« Mach ? Maaaaach ? »

Je suis la voix. Myah est par là. Je t’en prie, attends-moi. Je ne sais plus où je suis. Les arbres sont partis. Subsiste seulement, la voix que je suis. Je me perds en la cherchant. Pourquoi ces murs gris me bloquent. D’autres cris se font entendre. Je dois y aller. Je tourne la tête, vois les papillons. Bleu, rose, vert, blanc, rouge… Ils m’accompagnent. Ils sont moi. Je lève le doigt. Un chaleur me ravivent. Sur mon dos, une fourrure me réchauffe. Les flammes oscillent dans les ailes du papillon. Comme un songe de Novembre, des feuilles tombent du ciel. Elles se posent sur le sol. Un fleuve sanglant sur le sol immaculé. Il s’arrête devant un mur. Un papillon se pose dans un rêve sur le socle d’une statue disparue. Il flambe. Il brûle. Il m’ouvre le chemin. La neige tombe devant moi. Le feuilles se posent dessus. Je me retrouve dans un jardin dont une grille bloque la sortie. Les étincelles du gel scintillent derrière un papillon d’azur. Sur la route devant moi, des gens courent. Pourquoi le font-ils ? Une personne saisit la grille. Elle me regarde d’un air implorant. Les papillons s’animent. Ils tournent autour de moi. La grille bientôt se brise. La jeune femme s’enfuit par là, sans un regard pour moi. D’autres la suivent. Ils se précipitent vers moi. Pourquoi ne s’arrêtent-ils pas ? Je ne veux pas… des chaînes, des grilles, du métal se déplie autour de moi. Des regards horrifiés. Du sang qui jaillit. Il coule lentement, violant la neige de leur écarlate. Je m’arrête. Ne pouvaient-ils pas s’arrêter. La foule s’écarte vers d’autres issues. Je marche dans la rue. Je traverse la sortie et les douleur de métal s’en vont. Les hommes se traînent, blessés vers le passage que je viens de libérer. Je me fait bousculer de partout mais les papillons me protègent. Si seulement vous étiez plus que des machines diaphanes. Vous n’êtes que des morceaux de fer retenus en l’air. Je déambule parmi eux, qui courent si vite. Que fuient-ils ? Je vois des personnes allongés, parfois tuméfiés mais ce ne sont pas elles. Je parcourent longtemps l’endroit. Les papillons s’enflamment quand certains les touchent. Je les suis alors et finis pas la trouver. Je la regarde tristement. Les papillons se posent autour de nous et forment un cercle de feu. Je m’assoie près d’elle et murmure :


« As-tu réussi à te réveiller ? »

HRP:
 

_________________

Présentation . . . Archive . . . Demande . . .
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Imani Greggson
Phénomène trop discret
► Anormal
avatar

Messages : 55
Date d'inscription : 25/08/2011
Age : 22
Avatar : Nneka

MessageSujet: Re: EVENT - Apocalypse Please   Sam 5 Nov - 15:11

L’odeur lourde et sucrée du chocolat envahissait les narines d’Imani, lui mettant l’eau à la bouche. Pourtant elle s’appliquait à le boire petit à petit, peu pressée que la grande tasse se vide : sa surface brûlante réchauffait ses paumes refroidies par le froid mordant qui régnait dans la rue.

L’adolescente promena un regard curieux sur la clientèle du restaurant en laissant une fois de plus les arômes du cacao et du lait mêlés envahir sa bouche. Il y avait beaucoup de gens, bavardant avec animation de la manifestation ou appréciant simplement leur repas en silence. L’ambiance semblait chaleureuse et détendue, mais Imani savait que ce n’était qu’une façade. Tous, comme elle, avaient peur. Ce n’était pas la première fois que des contestataires un peu trop virulents et les forces de l’ordre se livraient à un face à face brutal, mais ça ne voulait pas dire qu’on s’y habituait. Simplement, les Stockholmois savaient très bien faire semblant. Cette femme aux longs cheveux blonds qui riait aux éclats faisait semblant. L’adolescent punk assis dans son coin toisait les enfants pour leur faire peur, mais il faisait semblant. Au fond, tous tremblaient, anticipant plus ou moins consciemment les malheurs qui semblaient sur le point de frapper Stockholm.
A nouveau, Imani prit une gorgée de chocolat chaud, observant cette fois-ci le bar situé sur sa gauche, juste à l’avant du restaurant. Une petite bande d’hommes bien en chair et rougeauds, engoncés dans des costumes de cadres trop payés, s’offraient une énième tournée de whisky. Le liquide brunâtre tournoyait avec des reflets dorés dans leurs verres . . . et dans celui du jeune homme assis à quelques tabourets de là. Mais lui, il ne tournait pas obstinément le dos à la rue froide derrière la baie vitrée comme tous les autres – Imani aussi avait prit la banquette dos à l’entrée. Non. Retourné vers la porte – à tel point que l’adolescente se dit qu’il allait finir par se briser le cou – il observait en silence les pavés vides de toute présence humaine, étrangement figé, comme . . . en attente.

De quoi ?

Les cris qui envahirent brusquement l’espace, couplés au grondement d’une course effrénée ne tardèrent pas à répondre à sa question muette. Affolée, déboussolée, une foule remontait les rues en hurlant. Hommes et femmes se poussaient, se frappaient, se télescopaient comme des possédés, chacun cherchant désespérément une issue pour fuir . . . quoi ? Impossible de savoir. Certains s’arrêtaient, épuisés, et de temps en temps la baie vitrée du restaurant se retrouvait noircie par les silhouettes tremblantes de fuyards qui ne tardaient pas à repartir. Imani fixa la scène quelques instants puis se détourna. Son rythme cardiaque avait un peu accéléré. Angoisse. Inspirant profondément, elle sortit son IPod et enfonça les écouteurs blancs dans ses oreilles, montant suffisamment le volume pour que les hurlements des guitares recouvrent totalement ceux de la terreur humaine.

« What would it take?
For things to be quiet, quiet like the snow . . . »

Le barman quitta son poste quelques secondes pour verrouiller les portes d’entrée, l’air anxieux et légèrement coupable, avant de se détourner, lui aussi des malheureux qui s’écrasaient les uns les autres en fuyant Dieu seul savait quoi.

« All stars could be brighter . . . »

Une atmosphère pesante s’installa dans le restaurant. Seul le jeune homme assis au bar, toujours obstinément tourné vers la rue, ne s’était pas détourné de la réalité. Ses mèches châtain reflétaient le soleil glacé de l’extérieur et ondulaient autour de son visage. Un visage souriant, amusé, terriblement moqueur. Imani n’osait plus le regarder de peur de croiser son regard. Il l'effrayait, il était . . . si froid.

« All hearts could be warmer . . . »

_________________

-


Dernière édition par Imani Greggson le Lun 14 Nov - 20:13, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Myah C. O'Flaherty
Fourmi de la chaîne
► Normal
avatar

Messages : 43
Date d'inscription : 28/08/2011
Age : 25
Citation : Can't wake up in sweat, cause it ain't over yet, still dancing with your demons, victim of your own creation.
Avatar : Valerie Poxleitner

MessageSujet: Re: EVENT - Apocalypse Please   Dim 6 Nov - 17:20


Apocalypse please



Des cris. Ils venaient d’en bas de la rue. Je m’arrêtais un instant. Peut-être que Machiavel était là-bas ? Je repris ma marche, presque certaine de le retrouver. Des gens. Ils remontent la rue, en courant. Un cri franchit mes lèvres au moment où l’un d’eux me percutait violemment. Un autre fuyard me bouscula. Je m’effondrais, incapable de résister un instant de plus aux mouvements de la foule. Je me roulais en boule, trop étourdie pour faire quoi que ce soit d’autre.

C’était précisément les moments de mon rêve que je détestais. Ceux où j’avais mal, et où je ne pouvais pas me réveiller. J’étais condamnée à souffrir, tant que cette douleur ne serait pas suffisante pour me faire ouvrir les yeux, et que je me retrouve en sueur, dans mon lit. J’espère au moins ne pas avoir mal trop longtemps. Que les gens arrêtent de buter contre mon pauvre corps. Je laissais couler à nouveau les larmes, ne cherchant pas à me retenir. Je gémissais à chaque coup que je sentais. Quand cela s’arrêtera-t-il enfin ?

Une voix se fait alors entendre. Familière. Réussir à me réveiller. J’ouvris les yeux, remarquant alors que les bruits avaient cessé. Personne ne me percutait. Je cherchais désespérément à calmer mes hoquets. Je m’asseyais sur le sol dur, et séchais lentement mes larmes. Je relevais la tête. Machiavel. Brusquement, ses paroles me remontèrent au cerveau. Réussir à me réveiller. Il est revenu dans mon rêve. Je tombais dans ses bras, le serrais de toutes mes forces. Des larmes, silencieuses, cette fois-ci, se remirent à couler sur mon visage.

« Non, Machiavel. On est toujours dans le rêve. Mais tu es là, maintenant. C’est le plus important. »

J’eus un sourire. Oui, nous étions toujours dans le rêve. Après tout, rien n’avait changé. Tout était toujours pareil. Je caressais doucement ses cheveux blonds, fermant les yeux. Il m’avait fait peur, à disparaître comme ça. Heureusement qu’il ne lui était rien arrivé. Il n’aurait peut-être pas résisté longtemps.

« Tu étais où, Mach ? Tu t’étais perdu, n’est-ce pas ? »

Je ne lui en voulais pas tant que ça. Après tout, ce n’était qu’un rêve, il était libre de faire ce qu’il voulait. Mais, j’avais eu peur, à le voir s’évaporer de la sorte. Je le lâchais alors, et me relevais, encore tremblante. Je tournais la tête. Il y avait un cercle. Un cercle de feu. Autour de nous. Je reposais mon regard sur mon petit frère.

« Qu’est-ce que c’est, Mach ? Pourquoi t’as fait ça ? »

Maman lui a souvent dit de faire attention avec ça. Ne pas utiliser ses pouvoirs dans la rue. Surtout dans la rue. Surtout maintenant. Même si nous sommes dans un rêve. Certaines personnes ici sont méchantes. Elles ne font que détruire tout ce qu’il y a de beau. Elles s’en prennent aux gens comme Mach. Ils sont déjà venus chez nous. Ils pourront toujours revenir. Prudence, Machiavel …

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jay Morden
Surveillant sans repère
► Modérateur
avatar

Messages : 213
Date d'inscription : 17/08/2011

MessageSujet: Re: EVENT - Apocalypse Please   Lun 7 Nov - 1:23

« - Vraiment désolée pour le retard, Jay. Je ne m’étais pas rendu compte qu’il était déjà si tard. »

Ah, la voilà enfin ! Je ressentis quelque chose d'étrange, j'étais rassuré de la voir saine et sauve, comme apaisé... C'est sans doutes une réaction normale pour n'importe qui, mais pas pour moi. Je n'ai pas été formé a ça... Tout ce que j'ai pu connaitre de la vie, ce n'était que via cet entrainement militaire... Ils ont voulut me transformer en une arme, sans âme, et qui ne ressent rien... Serait-ce la preuve qu'ils ont échoués ?

" - Pas de soucis, mais tu devrais faire attention, je ne la sens pas trop cette ville... Il y a trop de choses qui se passent et je ne m'y sens pas tranquille... "

Ça serait mentir de dire le contraire... Cette ville ne m'inspire pas du tout confiance, trop silencieuse, et trop bruyante à la fois. Je n'ai pourtant eux aucunes visions ou un de "ses" avertissements, sauf le fait qu'il voulait tuer des militaires, mais cela ne change rien à la normale...

L'ambiance ici à quelque chose de dérangeant, de pesant, comme si tout le monde retenait son souffle en attendant un grand événement... Ça me rend mal à l'aise. Savoir que tout et n'importe quoi pourrait nous arriver... Mais je me fais tout de même confiance, je me suis tirée de pas mal de coup ou n'importe qui aurait abandonné...

* Non, Jay... C'est surtout grâce à moi que tu es toujours en vie, rappel toi en...*


Et lui, il est survolté aujourd'hui, aux aguets... saurait-il quelque chose que je ne sais pas ? Je ne souhaite jamais le fait de le laisser prendre le contrôle... Mais il faut avouer qu'il a toujours été la quand ça allait mal... En ce moment, j'ai du mal à le contenir, avec l'agitation aux alentours...

" - Tu n'as rien vu d'inhabituel tout à l'heure ? Je veux dire excepté les manifestations ? "

Soudain, des cris, ou plutôt des hurlements. Mais ceux-ci étaient différents que ceux qu'on entendaient tout les jours, c'était des cris de frayeurs. Des gens commençaient à affluer, en grand nombre, ils semblaient s'enfuir du centre ville. Ils avait tous le même regard, remplit de peur... Que pouvait-il bien se passer la bas ? Je ne préfère pas essayer d'utiliser mon pouvoir... Je risquerai d'en avoir besoin, peut être plus tard...

Hana avait l'air aussi désappointée que moi.

" - On est censé faire quoi la ?! Tu crois qu'il faut qu'on aille jeter un œil ? "

* Il va enfin se passer quelque chose ! *

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hana Morgan
Surveillant sans repère
► Modérateur
avatar

Messages : 307
Date d'inscription : 22/08/2011
Age : 20
Citation : Abandon my ship to the mercy of waves
Avatar : Anna Tsuchiya

MessageSujet: Re: EVENT - Apocalypse Please   Mer 16 Nov - 16:22

Jay eut l’air soulagé de la voir débarquer. Elle en fut un peu surprise – ce n’était pas son genre de laisser transparaître ce type d’émotion. En même temps, avec toute l’agitation ambiante, elle comprenait qu’il est été inquiet. Et puis, elle s’en voulait un peu de l’avoir fait attendre. Il lui dit :

« - Pas de soucis, mais tu devrais faire attention, je ne la sens pas trop cette ville... Il y a trop de choses qui se passent et je ne m'y sens pas tranquille... »

Elle ne savait pas si elle était d’accord ou non avec lui. De manière générale, Hana était toujours perdue dans ses pensées, ne faisant pas attention à ce qui l’entourait. Presque insouciante, toujours distraite. Dangereusement distraite. Aussi ne percevait-elle pas vraiment l’atmosphère tendue et fiévreuse qui régnait. Mais Jay avait sans doute raison. Aussi détachée du monde réel qu’elle pouvait l’être, elle sentait qu’il se passait quelque chose d’étrange ; la situation en ville se dégradait de minutes en minutes.
Il reprit :

« - Tu n'as rien vu d'inhabituel tout à l'heure ? Je veux dire excepté les manifestations ? »

Elle n’eut pas le temps de formuler sa réponse : un long cri retentit. Un cri de femme, perçant, suintant l’horreur et la peur la plus absolue. Un cri qui lui glaça le sang et lui donna la chair de poule. Un cri suivi de dizaines, de centaines d’autres, tous différents mais exprimant le même sentiment de terreur pure.
Puis des gens. Des centaines de personnes hurlant et courant à en perdre haleine dans le désordre le plus total. De chaotique, la situation devint apocalyptique. Les gens continuaient d’affluer, criant, pleurant, fuyant ce qui semblait être leur pire cauchemar. Ils semblaient vouloir s’éloigner à tout prix du centre-ville.
Que pouvait-il bien se passer là-bas ?

C’est alors qu’elle le vit.
C’était un jeune homme aux cheveux bruns, très foncés. Au contraire des personnes qui l’entouraient, sa démarche était tranquille, nonchalante. Bousculé – parfois violemment – de tous les côtés, il était pourtant imperturbable. Il dégageait une aura confiante, tranquille – trop tranquille. Mais le plus frappant, c’était son expression : un léger sourire flottait sur ses lèvres, et ses yeux brillaient d’une étincelle singulière. On aurait dit qu’il prenait un malin plaisir à observer la population désorientée. La lumière froide dans son regard effraya Hana.
Tout cela ne dura que deux secondes, le temps qu’il passe devant la ruelle et que la foule hurlante l’engloutisse à nouveau. Mais cela avait suffi à inquiéter Hana. Ce type, là… Il n’était vraiment pas net.

« - On est censé faire quoi la ?! Tu crois qu'il faut qu'on aille jeter un œil ? »

C’était Jay. Elle se retourna vers lui, croisa son regard sombre et anxieux. Elle réfléchit quelques secondes, puis lâcha :

« - Oui, on devrait aller voir ce qui se passe. Mais attendons d’abord que les rues se vident un peu. J’ai un mauvais pressentiment… »

Hana repensa au jeune homme brun. Non, vraiment, il était très inquiétant. Il se tramait définitivement quelque chose dans cette ville…

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Maël Nightmade
Sale gosse ambitieux
► Fondateur
avatar

Messages : 219
Date d'inscription : 11/02/2011
Age : 22
Citation : Let's put a smile on that face
Avatar : Thomas Dekker

MessageSujet: Re: EVENT - Apocalypse Please   Ven 18 Nov - 21:07

Don't be alarmed, it's not the end of the world
If we're breaking the rules it's fine
I disregard this kind of problem all the time

Rules don't stop me
Forget about it
Rules don't stop me

Maël n'aimait pas particulièrement Stockholm. En fait, c'était une ville dans laquelle il n'était que très rarement allé, et dans laquelle il ne s'attardait pas. Oui, tout bien réfléchi, Stockholm était même une des capitales qu'il supportait le moins. Le froid ne le dérangeait pas plus que ça, puisqu'il ne pouvait de toute façon pas en souffrir. C'était plutôt l'ambiance. Trop calme. Trop ennuyeuse. Oh pardon. En temps normal. Car pour une fois, l'Anormal était plus que ravi de se trouver dans la ville nordique. Non, il ne ressentait aucune affinité particulière pour la conférence qui se tenait, la politique lui étant à peu près aussi inconnue que la vie des lemmings d'Alaska - si tant est qu'il y en ait là-bas. Il ne faisait pas non plus partie des quelques agents recrutés pour assurer la sécurité des dirigeants, mission qu'il aurait trouvé stupide et particulièrement inadapté à son pouvoir. Il préférait être au cœur des choses. Ce qui allait être le cas, au sens propre du terme. Cela faisait depuis le début de la matinée qu'il errait dans la ville, comme toutes les autres personnes impliquées dans le plan. Mais pas au hasard. Son itinéraire suivait une logique bien précise qu'il était le seul à concevoir, restant sans cesse dans la même zone, tournant régulièrement pour ne pouvoir être suivi. Puis le signal arriva. Pas un vrai signal comme dans les films, avec talkie-walkie et autres accessoires inutiles. C'était juste un cri. Puis d'autres, beaucoup d'autres.

Planté en plein milieu de la rue, Maël avait vu courir vers lui une foule terrorisée. Sans le moindre signe d'inquiétude, il était resté tranquillement immobile, jusqu'à ce que les premières personnes le percutent, l'obligeant à les suivre. Il se laissa donc trimballer ainsi, songeant avec un petit sourire à l'Anormal qui, posté en bas, était à l'origine de toute cette débandade. Son pouvoir était vraiment extraordinaire. Réussir à créer, par la simple pensée, une telle panique sur autant de monde. Et surtout, à ne pas affecter les personnes qu'il avait choisi, à savoir les autres agents postés un peu partout dans la ville. Maël se demanda un instant ce qu'une telle maîtrise de son pouvoir aurait pu lui apporter, à lui. Avant de se rappeler que l'imprévu était toujours beaucoup plus amusant. Il reporta son attention sur la foule en fuite. Parmi eux, il le savait, se terraient des Anormaux. Car beaucoup d'entre eux pensaient que Stockholm était une ville sûre. Oui, c'était exactement cela : ils se terraient, comme des rats dans leur trou. Ne restait plus qu'à les en faire sortir.

Alors qu'il se faisait aimablement trimballer par la foule en panique, son regard tomba sur la terrasse d'un café où, sourire ironique et cheveux bouclés, se tenait Paddy Jefferson. Qui n'avait même pas pris la peine de changer son apparence, l'abruti. Résistant au désir brûlant d'aller coller son air auto-satisfait dans sa tasse de café, Maël se détourna légèrement, continuant à se faire bousculer de tous les côtés. Il aurait sans doute eut l'air indifférent si une étincelle de confiance et d'anticipation n'avait pas brillé dans ses yeux gris, ne le rendant qu'un peu plus inquiétant. Mais les personnes qui l'entouraient étaient trop occupées à fuir, ou à s'assurer de leur propre survie face à cette masse mouvante et aveugle pour s'en rendre compte. Soudain, devant lui, un trou sembla se créer dans la foule, et dont la cause lui apparut quand il approcha. Un cercle de feu avait surgit de nulle part, mettant deux personnes à l'abri des autres. Le premier rat avait fait son apparition ... Avant même que le plan ne se mette vraiment à exécution. Mais même si cela manquait un peu de piment, Maël était curieux de savoir quel imprudent avait si vite recouru à son pouvoir. Si bien que, ignorant les flammes qui tentaient de lui lécher les pieds, il sauta dans le cercle pour se retrouver face à ... Non, elle ? Merde, c'était quoi son nom déjà ? Ah, oui, Myah. L'Irlandaise. Que pouvait-elle bien faire ici ? Masquant sa surprise avec un petit temps de retard, l'Anormal fronça légèrement les sourcils et pencha la tête de côté. Elle était donc comme lui ... Il aurait dû s'en douter, elle était vraiment trop bizarre. Puis, alors qu'il allait lui adresser la parole, il prit conscience qu'un gamin blond se trouvait juste à côté d'elle. Et qu'il avait l'air encore plus paumé. Bingo.

_________________

Let's bang, bang, bang.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://runaway.forumperso.com
Jay Morden
Surveillant sans repère
► Modérateur
avatar

Messages : 213
Date d'inscription : 17/08/2011

MessageSujet: Re: EVENT - Apocalypse Please   Dim 4 Déc - 3:21

« - Oui, on devrait aller voir ce qui se passe. Mais attendons d’abord que les rues se vident un peu. J’ai un mauvais pressentiment… »

Moi aussi je l'avais ce mauvais pressentiment, pourtant aucunes visions rien... Depuis que nous sommes ici, on en a vu des manifestations, des gens fuyant l'armée. Mais jamais comme ça... Qu'avait-il bien pu ce passer là-bas ?

" - Tu as raison, attendons un peu... "

Elle n'avait pas l'air vraiment rassurée... Il faudrait qu'on arrive a prendre du repos un jour, dans un coin paumé mais tranquille, ça ne doit vraiment pas être facile, même si elle est forte.

La foule commença à se disperser, les cris se faisaient plus lointain. Je me décala pour jeter un œil dans la rue. Je fus tout de même impressionné. Pour qu'une rue qui était à la base bondée, la voici totalement vide en même pas une minute. Le plus stressant étant le silence, comme le calme avant la tempête. J'ai l'impression que toute la pression qu'il y avait dans cette ville allait exploser d'un coup.

Je jeta un regard à Hana, je pense qu'elle doit être dans le même état que moi...

"- Hey, si jamais il se passe quelque chose, tu te rappelle de notre point de rendez-vous ? Tu prend tes jambes a ton cou et on se rejoint là-bas ok ? "

J'espère qu'elle le fera vraiment... Je ne tiens pas a ce qu'il lui arrive du mal, et surtout pas par ma faute... Ou plutôt de la faute de "l'autre"...

Je m'engagea donc dans la rue, elle était totalement déserte. Par contre, il n'y avait pas de corps... J'ai vu assez d'émeutes et autres grand rassemblement pour savoir que quelques malheureux finissaient piétinés, mais la, ce n'était pas le cas, heureusement...

* Ahah Jay, ça te rappelle pas notre mission à Kiev par hasard ? *

Ouai, un peu trop même... Mon autre moi a l'air survolté, comme a chaque début de mes anciennes "missions". Il adore ce genre d'ambiance... Je ne dois pas relâcher ma vigilance, je n'ai vraiment pas envie de me faire repérer...

Je m'étais tellement égaré dans mes pensées que je n'ai pas vu au loin ce qui ressemblait a un petit brasier. Serait-ce la cause de toute cette panique ? Ca me semble un peu gros quand même... Mais un jeune homme était la figé devant ce feu, il était la, tout seul et semblait presque fasciné par ce feu.

D'un seul coup, celui-ci sauta dans le brasier. Cela m'a laissé totalement bouche bée. Il venait de se donner la mort ? Pourquoi ça ? Je n'y comprenais vraiment rien... Surtout que l'immolation n'est pas la façon qu'utilisent les gens pour cela...

Je me retourna vers Hana, elle avait bien vu comme moi, elle avait l'air déboussolée... Mais qu'est ce qu'il se passe ici bordel !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hana Morgan
Surveillant sans repère
► Modérateur
avatar

Messages : 307
Date d'inscription : 22/08/2011
Age : 20
Citation : Abandon my ship to the mercy of waves
Avatar : Anna Tsuchiya

MessageSujet: Re: EVENT - Apocalypse Please   Sam 10 Déc - 23:00

« - Tu as raison, attendons un peu... »

Ils patientèrent, tendus. En moins de cinq minutes, la rue se vida entièrement. Il n’y avait désormais plus aucun bruit, ce qui, après la débandade générale, était assez inquiétant. Quelques secondes passèrent. Hana se sentait de plus en plus mal à l’aise. Il y avait quelque chose dans l’air, un je-ne-sais-quoi de tension qui la rendait nerveuse. C’était la première fois qu’elle était dans un état pareil.
Jay se tourna vers elle ; il semblait au moins aussi anxieux.

« - Hey, si jamais il se passe quelque chose, tu te rappelles de notre point de rendez-vous ? Tu prends tes jambes à ton cou et on se rejoint là-bas ok ? »

Elle se remémora l’endroit convenu, qui était près de la gare au cas où ils avaient à quitter la ville précipitamment, et hocha la tête en guise d’assentiment. Elle espérait qu’il ferait de même, elle ne tenait pas à ce qu’il lui arrive malheur.
Hana suivit Jay dans la grande rue : il n’y avait plus un chat dehors. Des voitures et des poussettes électriques jonchaient la route, abandonnées. Quelques sacs, chaussures, et autres objets perdus dans la précipitation gisaient également sur le béton. Inquiète, elle jeta un coup d’œil à Jay. Il avait l’air vraiment soucieux. Soudain, son regard se porta au loin et il fronça les sourcils. La jeune fille suivit son regard et vit, un peu plus haut dans la rue, du feu. Elle se demanda ce qui pouvait bien brûler ainsi, mais constata rapidement que les flammes ne se propageaient pas. Non, ce n’était pas un début d’incendie, on aurait plutôt dit… un cercle de feu. Comment était-ce possible ?
Mais ce n’était pas tout ce qui l’intriguait : devant les flammes, l’inquiétant jeune homme brun qu’elle avait aperçu quelques minutes plus tôt était posté. Brusquement, il entra d’un bond dans le feu. Hana écarquilla les yeux, surprise. Pourquoi diable avait-il fait cela ? Elle ne pensait pas qu’il se soit tué, non. C’aurait été trop simple. Elle avait une intuition… L’intuition que quelque chose de dangereux – beaucoup plus dangereux qu’ils ne le percevaient – était en train de se mettre en place. Et que ce type n’y était pas étranger. Il n’était certainement pas entré dans les flammes pour rien… mais la question était de savoir pourquoi.

Elle échangea un regard avec Jay, qui était aussi dérouté qu’elle. Plus la journée avançait, plus les évènements étranges se succédaient. Ça ne sentait vraiment pas bon pour eux… Une petite voix dans sa tête lui recommanda de fuir, d’imiter la foule terrorisée, d’échapper au piège latent qu’inconsciemment elle percevait. Mais elle ne l’écouta pas – après tout, elle avait pris l’habitude d’ignorer ses démons intérieurs. L’atmosphère pesante, étouffante qui pesait sur la ville commençait à l’accabler : elle en avait marre de toute cette tension, elle n’était pas habituée. Qu’est-ce que la foule avait vu pour avoir réagi de manière si violente ? Pourquoi toute cette tension, cette attente presque palpable ? Elle voulait découvrir ce qui se tramait.

Hana tira légèrement sur la manche de la veste de son compagnon.

« - Ce devient vraiment trop étrange… Je vais voir ce qui se passe. »

Sans attendre de réponse, elle remonta la rue d’un pas vif. Bientôt, elle ne fut qu’à quelques mètres. Elle avait vu juste : c’était bien un cercle de feu. La chaleur des flammes avait fait fondre le béton aux alentours, aussi ne s’approcha-t-elle pas trop. Cependant, Hana distingua trois silhouettes à l’intérieur, comme protégées par les flammes. Le jeune homme de tout à l’heure en faisait partie. Mais il y avait également deux autres personnes. Ne voyant pas grand-chose à travers le feu et la fumée, elle se borna à rester là, tentant de deviner ce qui se passait.

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Machiavel Håkanson
Phénomène trop discret
► Anormal
avatar

Messages : 19
Date d'inscription : 28/08/2011
Age : 104
Citation : Life is but a dream
Avatar : Joseph McManners

MessageSujet: Re: EVENT - Apocalypse Please   Jeu 15 Déc - 14:37

Elle ouvrit les yeux. Les reflet des flammes colorait l'horizon de rouge. L'air s'épaississait puis se dilatait comme un cœur qui bat. Elle se releva, pleurant légèrement pour me serrer dans ses bras. Le feu brouillait l'air, modifiant, la vie, les pensées, les rêves, brûlant éternellement l'air qui bat comme cœur. Quelques étincelles bleues. Des rêves consumés.

« Non, Machiavel. On est toujours dans le rêve. Mais tu es là, maintenant. C’est le plus important. »

Un sourire, le soleil qui brille derrière les nuages de glace, sachant pertinemment que les nuages le submergeront et étouffer son éclat.

« Tu étais où, Mach ? Tu t’étais perdu, n’est-ce pas ? »

Elle me lâcha et se mit debout. Pauvre feuille qui tremble sans savoir ce qui arrive. Elle se tourne mais ne vois que le feu autour d'elle. Se croit-elle piégée, ou sauvée ? Seul le silence connait la suite. Le destin n'est qu'une menteur qui fait croire à la vie. Tout peut changer. Tout peut être détruit. Mais rien ne peut être guéri de toutes ses blessures. Le futur est un songe, un mensonge, auquel tout le monde croit. Le cœur ne peut-il pas se libérer tout seul ? Se perdre n'est que vide. L'endroit où nous sommes n'est qu'éphémère. Rien ne peur retenir le silence, si ce n'est lui-même.

« Qu’est-ce que c’est, Mach ? Pourquoi t’as fait ça ? »

Le chaos n'est pas beau. La paix est belle, elle. Mais la paix est un mensonge du destin. Doit-on suivre un mensonge pour aspirer à la joie ? Si la joie ne veut pas bouger, pourquoi vouloir s'en emparer à tous prix. Le destin, le passé, je dis :

«Je suis sorti du rêve. Tout est si froid là-bas. Je veux rester près de toi. Je veux rester dans le Rêve.»

La joie est là. Un bruit derrière. Je me détourne, suit les yeux de Myah. Il est là. La lumière du feu, venant d'en-bas, forma des ombres sur mon sourire :

« Bienvenue dans le Cercle Infernal. »

Il faut suivre les mensonges du destin. Ils nous indiquent la vérité à venir. Sous mon sourire, le feu se tord. Sous mon sourire, le cercle danse. Sous mon sourire, des formes tordues, infernales, sorties du feu, dansent, dansent le long du cercle. Ils effleurent ce qu'ils touchent, lèche le moindre morceaux à leur portée, masquent le ciel de leur fumée noire, puis... s'endorment de nouveau. Le flammes se changent en fleurs. Les fleurs gèlent de leurs pétales ceux qui veulent ternir leur beauté. Des arbres sortent du sol, déchirant le bitume, faisant vibré le sol de leurs racines d'or et d'argent. La mort est tellement belle. Il serait si agréable de s'y abandonner. Mais... non ! Si cela se passait ainsi, nous quitterions le rêve ! Il ne faut pas que le rêve se termine ! Les racines grandissent, détruisant les bâtiments environnants, ouvrant des passages de décombres aux fuyards. Un cercle de pierre se forme, entourant le cercle de fleurs prétentieuses. Des papillons boiteux qui explosent contre ce qui passent prennent leur envol. Il arrive que certains s'écrasent contre les arbres, mais ils sont aussitôt reconstruits. Alors... il neige. Tout s'arrête. Les papillons retombent en pièces détachées inoffensives. Un arbre d'argent tordu par les explosion de plusieurs papillons s'effondre durement sur le sol. Je m'effondre aussi. Je tremble. Je crois que moi aussi :

« J'ai peur. »

_________________

Présentation . . . Archive . . . Demande . . .
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Imani Greggson
Phénomène trop discret
► Anormal
avatar

Messages : 55
Date d'inscription : 25/08/2011
Age : 22
Avatar : Nneka

MessageSujet: Re: EVENT - Apocalypse Please   Lun 19 Déc - 10:40

Imani s’apprêtait à lancer une autre chanson sur son iPod lorsqu’elle remarqua qu’un calme étrange s’était emparé du restaurant. Tous avaient le regard fixé sur le même point, un air inquiet peint sur le visage. Certaines femmes portaient la main à leur bouche pour couvrir leurs murmures – de peur, d’incrédulité, d’incompréhension. L’adolescente remarqua le geste d’un homme d’âge afin de rapprocher ses enfants de lui, enroulant un bras autour de leurs corps frêle dans une maladroite tentative de protection contre un danger qu’il semblait avoir du mal à identifier.
Intriguée, elle tourna la tête vers la rue. Tout était redevenu calme, et malgré quelques débris et poubelles emportées par la fuite de ces gens quelques minutes plus tôt, les trottoirs étaient vides. Comme si rien ne s’était jamais rien passé. Tout était normal.
A part peut-être . . .
Imani fronça les sourcils. Est-ce qu’elle rêvait . . . ? Non, c’était bien du feu. Un cercle de feu, en fait, dont les flammes s’élevaient haut dans les airs et diffusaient des volutes de fumée dans l’atmosphère. Et derrière ce rideau de flammes et de fumée, Imani crut apercevoir deux silhouettes. Deux ombres enlacées, qui semblaient ne pas être affectées par la chaleur dévorante et meurtrière des flammes. Elle fut quelques secondes fascinées par le spectacle, puis brusquement elle comprit. Un Anormal. Il y avait un autre Anormal au centre de ce cercle de feu. Une bouffée de chaleur envahit sa poitrine et se diffusa sur son visage. Quelle imprudence ! Il allait se faire prendre. L’inquiétude la titillait, mais elle ne pouvait pas les aider – elle ne pouvait pas sortir et leur dire d’arrêter les flammes. C’était trop tard, tout le monde avait vu, et si des rebelles, ou pire des militaires, les repéraient . . . l’adolescente frissonna. Cet Anormal n’aurait pas dû céder à la panique.

La panique.
Imani frissonna et remercia le Ciel de s’être trouvée à l’intérieur au moment de l’émeute. Dieu seul savait à quel point il était difficile de contrôler ses pouvoirs lorsqu’on était en proie à la terreur, elle-même en savait quelque chose. « Un Anormal effrayé est un Anormal débusqué. » Cette phrase que lui répétait son frère lorsqu’ils étaient ensemble – une image d’Alexander lui traversa l’esprit et lui serra le cœur, mais elle la chassa d’un geste de la main – était plus que vraie. Une nouvelle ombre, postée près du cercle de feu, tira l’adolescente de ses pensées et elle vit l’inconnu, qui semblait être un homme jeune, traverser les flammes. Imani cligna des yeux.

Il avait traversé les flammes.

S’était plongé dans du feu.

Comme si de rien n’était.

Le fond sonore de murmures et de chuchotements apeurés gagna en intensité, indiquant que tout le restaurant avait vu ce qui s’était passé. Imani aurait dû se sentir rassurée – elle n’était pas folle. Cependant le malaise qui sourdait au creux de son ventre lui fit penser que peut-être, elle aurait préféré avoir halluciné. Perturbée, elle détourna le regard, décidant qu’il valait mieux tout oublier et attendre que ça – quoi qu’il soit en train de se passer – se termine.

L’homme étrange qu’Imani avait remarqué un peu plus tôt avait troqué son verre de whisky contre un café, et semblait toujours aussi parfaitement calme. Cependant, quelque chose avait changé. Son sourire avait changé. S’il avait été serein – teinté d’une impatience malsaine qui avait effrayé Imani – il était à présent large et presque . . . heureux. Comme s’il s’amusait follement. Ses lèvres étirées dévoilaient des dents blanches, ses yeux dont la froideur avait inquiété l’adolescente brillant d’une joie sauvage et, aurait-on dit, d’anticipation.

D’anticipation ?

Elle reporta son attention sur le cercle de feu. La fumée rendait quasiment impossible de discerner les silhouettes à l’intérieur, à présent. C’était ce que cet homme attendait ? Les événements repassèrent dans la tête d’Imani - la panique des gens qui fuyaient on ne savait quoi, un Anormal qui perd le contrôle, et cet homme. . . L’idée que tout cela avait à voir avec les Anormaux – avec la capture d’Anormaux – s’ancra un peu plus dans sa tête. L’évidence la frappa. Elle ne pouvait pas rester ici. Se levant calmement, afin de paraître le moins suspect possible, elle saisit son sac en bandoulière, fourra son iPod dans les poches de son manteau et s’avança vers les portes, prête à sortir.
Et soudain, le chaos.

Des – des choses – sortirent brusquement du sol, perforant le béton des trottoirs. Des arbres énormes aux couleurs étranges se fracassèrent contre les vitres des bâtiments, leurs racines faisant voler en éclat la vitrine du restaurant.

« AH !! »

Imani se jeta derrière un meuble près de l’entrée, cependant n’échappa pas à quelques coupures, dont une longue balafre sur la joue, heureusement peu épaisse. Le grondement de ces arbres en mouvance se prolongea quelques secondes encore, puis cessa aussi brusquement qu’il avait commencé. L’adolescente jeta un coup d’œil craintif à l’extérieur. Les arbres avaient disparus. La rue semblait être un paysage de conte, avec des papillons étranges qui voletaient – s’explosaient contre tout ce qu’ils touchaient. Sortant en vague des magasins dans lesquels ils s’étaient réfugiés, des hommes et femmes s’engouffraient au cœur du bitume déchire ; cherchant une issue à toute cette folie. Et le feu . . . le feu n’était plus. Il n’y avait plus que des fleurs, et de la neige, et tout apparaissait et disparaissait, et Imani se mit à trembler, perdant lentement le contrôle d’elle-même. L’adrénaline envahissait ses veines, et non, ce n’était pas bon, pas bon du tout.

Pas très loin, l'homme étrange buvait toujours son café d'un air joyeux.


_________________

-
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Myah C. O'Flaherty
Fourmi de la chaîne
► Normal
avatar

Messages : 43
Date d'inscription : 28/08/2011
Age : 25
Citation : Can't wake up in sweat, cause it ain't over yet, still dancing with your demons, victim of your own creation.
Avatar : Valerie Poxleitner

MessageSujet: Re: EVENT - Apocalypse Please   Mer 21 Déc - 10:43


Apocalypse please



Sorti du rêve. J’eus un faible sourire et l’observais un instant, perplexe. Se pouvait-il qu’il ait vraiment réussi à partir d’ici, ou n’était-ce qu’un de ses nombreux délires ? A moins que … Ce n’était qu’une illusion ? Après tout … Après tout, Machiavel n’existait pas vraiment, non ? Pas ici. Il pouvait dire n’importe quoi. Il pouvait mentir. Peut-être que ce n’était même pas Machiavel. Même pas Machiavel de mes rêves. Juste un faux. Un espèce de monstre qui allait se transformer en je-ne-sais-trop-quoi dans deux minutes.

Je manquais de laisser échapper un petit cri en voyant quelqu’un surgir derrière Mach. Mon frère se retourna, et lança un inquiétant message de bienvenue. Je reconnu alors, avec un peu de mal, Maël. Il avait quitté Dublin, alors. C’était vraiment marrant qu’il voyage à Stockholm en même temps que nous ! J’eus un sourire, et allais lui faire un bisou sur la joue, juste avant de me rendre compte de ce qui se passait autour de nous. Des ombres inquiétantes surgissaient des flammes. Je lançais un regard affolé à Mach. Qu’est-ce qu’il essaye de faire, au juste ? Le feu se déchaîna autour de nous. Je ne pus retenir mes toussotements en inspirant la fumée.

« Mach ! … Arrête ! »

Le feu se changea en fleurs. J’eus un pauvre sourire. Qui s’effaça, pour se changer en grimace, en voyant des arbres gigantesques sortir du sol. Machiavel détruisait tout. Sols, et bâtiments. Peut-être même qu’il blessait des gens ! S’en rendait-il seulement compte ? Les larmes me montèrent aux yeux, tandis que j’essayais de secouer mon petit frère. Arrête, Mach. Tu vas blesser quelqu’un. Tu vas nous blesser, Maël ou moi. Toi aussi, tu risques de te faire du mal.

Des papillons s’écrasaient contre les arbres. Des explosions retentissaient à nos oreilles. Je ne cherchais même plus à savoir ce qu’il se passait. Je ne cherchais même plus à comprendre Machiavel. Non. Cela faisait bien longtemps que j’avais cessé de le comprendre, de toute façon. Je ne savais même plus quoi penser de lui. Je détestais ses moments de folie. Ces moments où le rêve était insupportable. Plutôt mourir que de voir ça, encore et encore. L’envie de quitter le rêve était tellement forte, dans ces moments-là. Peu importe que je sois seule. Il fallait que je rentre chez moi. Chez mon vrai chez moi.

Au fond, je ne demandais qu’à revenir à la réalité. A retourner dans ma famille normale, à pouvoir serrer dans mes bras mes parents enfin réunit. Pouvoir jouer avec mon frère. Comme avant. Ne pas craindre qu’il se mette à faire apparaître des choses étranges. Ne plus craindre qu’il se blesse en exécutant ses tours de magie. Ce garçon n’était pas mon frère. Mon frère n’était pas un monstre. Il ne détruisait pas tout, sous prétexte d’un coup de folie. Il n’avait pas de pouvoir magique. Cette vie n’en était pas une. Je me laissais tomber à genoux. La neige tombait sur mes cheveux, sans que je n’y prête vraiment attention. Cette situation était plus que ce que je pouvais supporter. Cette vie était insupportable.

J’ai peur. Moi aussi, Mach. J’ai peur de toi. J’ai peur de tout. De ce qui pourrait t’arriver, si je n’étais pas là. De ce que tu pourrais me faire, un jour ou l’autre. J’inspirais doucement, cherchant à arrêter mes larmes. Je me relevais doucement, et allais encercler mon frère de mes bras. Je posais ma joue contre la sienne, et fermais les yeux.

« C’est fini. Tu dois juste … arrêter de faire ça. Tu pourrais faire mal à quelqu’un ... »

Je soupirais tout doucement, et le relevais. On n’allait pas rester par terre, si ? Je fermais les yeux, un instant, avant d’adresser un regard à Maël. Allait-il avoir peur de lui ? Il ne devait pas. Il était gentil, dans le fond. Et juste un peu bizarre. Rien d’autre. Il n’était pas vraiment dangereux. Il ne s’en rendait juste pas compte.

« Ce n’est pas de sa faute, tu sais. Il ne le fait pas exprès. Au fond, ça le dépasse, lui aussi. Je ne suis même pas certaine qu’il se rende vraiment compte de ce qu’il fait. »

J’attrapais la main de Machiavel, et l’entraînais vers Maël. Il pouvait bien être normal, non ? Juste cinq minutes, comme Maël et moi. Juste cinq minutes. Il en était parfaitement capable. J’osais encore y croire. Il devait bien rester un semblant de normal chez mon frère, non ? Même dans un rêve ! Il ne pouvait pas être totalement cinglé !

« Maël, voici Machiavel, mon frère. Mach, c’est Maël, un ami. Il est voyageur ! C’est marrant que tu sois là en même temps que nous, d’ailleurs ! »


_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: EVENT - Apocalypse Please   

Revenir en haut Aller en bas
 
EVENT - Apocalypse Please
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» rapport de bataille apocalypse
» Codex Apocalypse
» reportage photo : Apocalypse chez les Dark Angels
» "Konkour Gros Boum" fin d'année Apocalypse
» event coupe du monde la semaine prochaine

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Premiers pas... :: Archives :: Anciens RPs-
Sauter vers: