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 EVENT - Apocalypse Please

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Machiavel Håkanson
Phénomène trop discret
► Anormal


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Date d'inscription: 28/08/2011
Age: 98
Citation: Life is but a dream
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MessageSujet: Re: EVENT - Apocalypse Please   Jeu 15 Déc - 3:37

Elle ouvrit les yeux. Les reflet des flammes colorait l'horizon de rouge. L'air s'épaississait puis se dilatait comme un cœur qui bat. Elle se releva, pleurant légèrement pour me serrer dans ses bras. Le feu brouillait l'air, modifiant, la vie, les pensées, les rêves, brûlant éternellement l'air qui bat comme cœur. Quelques étincelles bleues. Des rêves consumés.

« Non, Machiavel. On est toujours dans le rêve. Mais tu es là, maintenant. C’est le plus important. »

Un sourire, le soleil qui brille derrière les nuages de glace, sachant pertinemment que les nuages le submergeront et étouffer son éclat.

« Tu étais où, Mach ? Tu t’étais perdu, n’est-ce pas ? »

Elle me lâcha et se mit debout. Pauvre feuille qui tremble sans savoir ce qui arrive. Elle se tourne mais ne vois que le feu autour d'elle. Se croit-elle piégée, ou sauvée ? Seul le silence connait la suite. Le destin n'est qu'une menteur qui fait croire à la vie. Tout peut changer. Tout peut être détruit. Mais rien ne peut être guéri de toutes ses blessures. Le futur est un songe, un mensonge, auquel tout le monde croit. Le cœur ne peut-il pas se libérer tout seul ? Se perdre n'est que vide. L'endroit où nous sommes n'est qu'éphémère. Rien ne peur retenir le silence, si ce n'est lui-même.

« Qu’est-ce que c’est, Mach ? Pourquoi t’as fait ça ? »

Le chaos n'est pas beau. La paix est belle, elle. Mais la paix est un mensonge du destin. Doit-on suivre un mensonge pour aspirer à la joie ? Si la joie ne veut pas bouger, pourquoi vouloir s'en emparer à tous prix. Le destin, le passé, je dis :

«Je suis sorti du rêve. Tout est si froid là-bas. Je veux rester près de toi. Je veux rester dans le Rêve.»

La joie est là. Un bruit derrière. Je me détourne, suit les yeux de Myah. Il est là. La lumière du feu, venant d'en-bas, forma des ombres sur mon sourire :

« Bienvenue dans le Cercle Infernal. »

Il faut suivre les mensonges du destin. Ils nous indiquent la vérité à venir. Sous mon sourire, le feu se tord. Sous mon sourire, le cercle danse. Sous mon sourire, des formes tordues, infernales, sorties du feu, dansent, dansent le long du cercle. Ils effleurent ce qu'ils touchent, lèche le moindre morceaux à leur portée, masquent le ciel de leur fumée noire, puis... s'endorment de nouveau. Le flammes se changent en fleurs. Les fleurs gèlent de leurs pétales ceux qui veulent ternir leur beauté. Des arbres sortent du sol, déchirant le bitume, faisant vibré le sol de leurs racines d'or et d'argent. La mort est tellement belle. Il serait si agréable de s'y abandonner. Mais... non ! Si cela se passait ainsi, nous quitterions le rêve ! Il ne faut pas que le rêve se termine ! Les racines grandissent, détruisant les bâtiments environnants, ouvrant des passages de décombres aux fuyards. Un cercle de pierre se forme, entourant le cercle de fleurs prétentieuses. Des papillons boiteux qui explosent contre ce qui passent prennent leur envol. Il arrive que certains s'écrasent contre les arbres, mais ils sont aussitôt reconstruits. Alors... il neige. Tout s'arrête. Les papillons retombent en pièces détachées inoffensives. Un arbre d'argent tordu par les explosion de plusieurs papillons s'effondre durement sur le sol. Je m'effondre aussi. Je tremble. Je crois que moi aussi :

« J'ai peur. »
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Imani Greggson
Phénomène trop discret
► Anormal


Messages: 59
Date d'inscription: 25/08/2011
Age: 17
Avatar: Nneka

MessageSujet: Re: EVENT - Apocalypse Please   Dim 18 Déc - 23:40

Imani s’apprêtait à lancer une autre chanson sur son iPod lorsqu’elle remarqua qu’un calme étrange s’était emparé du restaurant. Tous avaient le regard fixé sur le même point, un air inquiet peint sur le visage. Certaines femmes portaient la main à leur bouche pour couvrir leurs murmures – de peur, d’incrédulité, d’incompréhension. L’adolescente remarqua le geste d’un homme d’âge afin de rapprocher ses enfants de lui, enroulant un bras autour de leurs corps frêle dans une maladroite tentative de protection contre un danger qu’il semblait avoir du mal à identifier.
Intriguée, elle tourna la tête vers la rue. Tout était redevenu calme, et malgré quelques débris et poubelles emportées par la fuite de ces gens quelques minutes plus tôt, les trottoirs étaient vides. Comme si rien ne s’était jamais rien passé. Tout était normal.
A part peut-être . . .
Imani fronça les sourcils. Est-ce qu’elle rêvait . . . ? Non, c’était bien du feu. Un cercle de feu, en fait, dont les flammes s’élevaient haut dans les airs et diffusaient des volutes de fumée dans l’atmosphère. Et derrière ce rideau de flammes et de fumée, Imani crut apercevoir deux silhouettes. Deux ombres enlacées, qui semblaient ne pas être affectées par la chaleur dévorante et meurtrière des flammes. Elle fut quelques secondes fascinées par le spectacle, puis brusquement elle comprit. Un Anormal. Il y avait un autre Anormal au centre de ce cercle de feu. Une bouffée de chaleur envahit sa poitrine et se diffusa sur son visage. Quelle imprudence ! Il allait se faire prendre. L’inquiétude la titillait, mais elle ne pouvait pas les aider – elle ne pouvait pas sortir et leur dire d’arrêter les flammes. C’était trop tard, tout le monde avait vu, et si des rebelles, ou pire des militaires, les repéraient . . . l’adolescente frissonna. Cet Anormal n’aurait pas dû céder à la panique.

La panique.
Imani frissonna et remercia le Ciel de s’être trouvée à l’intérieur au moment de l’émeute. Dieu seul savait à quel point il était difficile de contrôler ses pouvoirs lorsqu’on était en proie à la terreur, elle-même en savait quelque chose. « Un Anormal effrayé est un Anormal débusqué. » Cette phrase que lui répétait son frère lorsqu’ils étaient ensemble – une image d’Alexander lui traversa l’esprit et lui serra le cœur, mais elle la chassa d’un geste de la main – était plus que vraie. Une nouvelle ombre, postée près du cercle de feu, tira l’adolescente de ses pensées et elle vit l’inconnu, qui semblait être un homme jeune, traverser les flammes. Imani cligna des yeux.

Il avait traversé les flammes.

S’était plongé dans du feu.

Comme si de rien n’était.

Le fond sonore de murmures et de chuchotements apeurés gagna en intensité, indiquant que tout le restaurant avait vu ce qui s’était passé. Imani aurait dû se sentir rassurée – elle n’était pas folle. Cependant le malaise qui sourdait au creux de son ventre lui fit penser que peut-être, elle aurait préféré avoir halluciné. Perturbée, elle détourna le regard, décidant qu’il valait mieux tout oublier et attendre que ça – quoi qu’il soit en train de se passer – se termine.

L’homme étrange qu’Imani avait remarqué un peu plus tôt avait troqué son verre de whisky contre un café, et semblait toujours aussi parfaitement calme. Cependant, quelque chose avait changé. Son sourire avait changé. S’il avait été serein – teinté d’une impatience malsaine qui avait effrayé Imani – il était à présent large et presque . . . heureux. Comme s’il s’amusait follement. Ses lèvres étirées dévoilaient des dents blanches, ses yeux dont la froideur avait inquiété l’adolescente brillant d’une joie sauvage et, aurait-on dit, d’anticipation.

D’anticipation ?

Elle reporta son attention sur le cercle de feu. La fumée rendait quasiment impossible de discerner les silhouettes à l’intérieur, à présent. C’était ce que cet homme attendait ? Les événements repassèrent dans la tête d’Imani - la panique des gens qui fuyaient on ne savait quoi, un Anormal qui perd le contrôle, et cet homme. . . L’idée que tout cela avait à voir avec les Anormaux – avec la capture d’Anormaux – s’ancra un peu plus dans sa tête. L’évidence la frappa. Elle ne pouvait pas rester ici. Se levant calmement, afin de paraître le moins suspect possible, elle saisit son sac en bandoulière, fourra son iPod dans les poches de son manteau et s’avança vers les portes, prête à sortir.
Et soudain, le chaos.

Des – des choses – sortirent brusquement du sol, perforant le béton des trottoirs. Des arbres énormes aux couleurs étranges se fracassèrent contre les vitres des bâtiments, leurs racines faisant voler en éclat la vitrine du restaurant.

« AH !! »

Imani se jeta derrière un meuble près de l’entrée, cependant n’échappa pas à quelques coupures, dont une longue balafre sur la joue, heureusement peu épaisse. Le grondement de ces arbres en mouvance se prolongea quelques secondes encore, puis cessa aussi brusquement qu’il avait commencé. L’adolescente jeta un coup d’œil craintif à l’extérieur. Les arbres avaient disparus. La rue semblait être un paysage de conte, avec des papillons étranges qui voletaient – s’explosaient contre tout ce qu’ils touchaient. Sortant en vague des magasins dans lesquels ils s’étaient réfugiés, des hommes et femmes s’engouffraient au cœur du bitume déchire ; cherchant une issue à toute cette folie. Et le feu . . . le feu n’était plus. Il n’y avait plus que des fleurs, et de la neige, et tout apparaissait et disparaissait, et Imani se mit à trembler, perdant lentement le contrôle d’elle-même. L’adrénaline envahissait ses veines, et non, ce n’était pas bon, pas bon du tout.

Pas très loin, l'homme étrange buvait toujours son café d'un air joyeux.

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Myah C. O'Flaherty
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MessageSujet: Re: EVENT - Apocalypse Please   Mar 20 Déc - 23:43


Apocalypse please



Sorti du rêve. J’eus un faible sourire et l’observais un instant, perplexe. Se pouvait-il qu’il ait vraiment réussi à partir d’ici, ou n’était-ce qu’un de ses nombreux délires ? A moins que … Ce n’était qu’une illusion ? Après tout … Après tout, Machiavel n’existait pas vraiment, non ? Pas ici. Il pouvait dire n’importe quoi. Il pouvait mentir. Peut-être que ce n’était même pas Machiavel. Même pas Machiavel de mes rêves. Juste un faux. Un espèce de monstre qui allait se transformer en je-ne-sais-trop-quoi dans deux minutes.

Je manquais de laisser échapper un petit cri en voyant quelqu’un surgir derrière Mach. Mon frère se retourna, et lança un inquiétant message de bienvenue. Je reconnu alors, avec un peu de mal, Maël. Il avait quitté Dublin, alors. C’était vraiment marrant qu’il voyage à Stockholm en même temps que nous ! J’eus un sourire, et allais lui faire un bisou sur la joue, juste avant de me rendre compte de ce qui se passait autour de nous. Des ombres inquiétantes surgissaient des flammes. Je lançais un regard affolé à Mach. Qu’est-ce qu’il essaye de faire, au juste ? Le feu se déchaîna autour de nous. Je ne pus retenir mes toussotements en inspirant la fumée.

« Mach ! … Arrête ! »

Le feu se changea en fleurs. J’eus un pauvre sourire. Qui s’effaça, pour se changer en grimace, en voyant des arbres gigantesques sortir du sol. Machiavel détruisait tout. Sols, et bâtiments. Peut-être même qu’il blessait des gens ! S’en rendait-il seulement compte ? Les larmes me montèrent aux yeux, tandis que j’essayais de secouer mon petit frère. Arrête, Mach. Tu vas blesser quelqu’un. Tu vas nous blesser, Maël ou moi. Toi aussi, tu risques de te faire du mal.

Des papillons s’écrasaient contre les arbres. Des explosions retentissaient à nos oreilles. Je ne cherchais même plus à savoir ce qu’il se passait. Je ne cherchais même plus à comprendre Machiavel. Non. Cela faisait bien longtemps que j’avais cessé de le comprendre, de toute façon. Je ne savais même plus quoi penser de lui. Je détestais ses moments de folie. Ces moments où le rêve était insupportable. Plutôt mourir que de voir ça, encore et encore. L’envie de quitter le rêve était tellement forte, dans ces moments-là. Peu importe que je sois seule. Il fallait que je rentre chez moi. Chez mon vrai chez moi.

Au fond, je ne demandais qu’à revenir à la réalité. A retourner dans ma famille normale, à pouvoir serrer dans mes bras mes parents enfin réunit. Pouvoir jouer avec mon frère. Comme avant. Ne pas craindre qu’il se mette à faire apparaître des choses étranges. Ne plus craindre qu’il se blesse en exécutant ses tours de magie. Ce garçon n’était pas mon frère. Mon frère n’était pas un monstre. Il ne détruisait pas tout, sous prétexte d’un coup de folie. Il n’avait pas de pouvoir magique. Cette vie n’en était pas une. Je me laissais tomber à genoux. La neige tombait sur mes cheveux, sans que je n’y prête vraiment attention. Cette situation était plus que ce que je pouvais supporter. Cette vie était insupportable.

J’ai peur. Moi aussi, Mach. J’ai peur de toi. J’ai peur de tout. De ce qui pourrait t’arriver, si je n’étais pas là. De ce que tu pourrais me faire, un jour ou l’autre. J’inspirais doucement, cherchant à arrêter mes larmes. Je me relevais doucement, et allais encercler mon frère de mes bras. Je posais ma joue contre la sienne, et fermais les yeux.

« C’est fini. Tu dois juste … arrêter de faire ça. Tu pourrais faire mal à quelqu’un ... »

Je soupirais tout doucement, et le relevais. On n’allait pas rester par terre, si ? Je fermais les yeux, un instant, avant d’adresser un regard à Maël. Allait-il avoir peur de lui ? Il ne devait pas. Il était gentil, dans le fond. Et juste un peu bizarre. Rien d’autre. Il n’était pas vraiment dangereux. Il ne s’en rendait juste pas compte.

« Ce n’est pas de sa faute, tu sais. Il ne le fait pas exprès. Au fond, ça le dépasse, lui aussi. Je ne suis même pas certaine qu’il se rende vraiment compte de ce qu’il fait. »

J’attrapais la main de Machiavel, et l’entraînais vers Maël. Il pouvait bien être normal, non ? Juste cinq minutes, comme Maël et moi. Juste cinq minutes. Il en était parfaitement capable. J’osais encore y croire. Il devait bien rester un semblant de normal chez mon frère, non ? Même dans un rêve ! Il ne pouvait pas être totalement cinglé !

« Maël, voici Machiavel, mon frère. Mach, c’est Maël, un ami. Il est voyageur ! C’est marrant que tu sois là en même temps que nous, d’ailleurs ! »

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