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 Entre la France et l'Angleterre, la meilleure chose est la manche [RP Jay Morden]

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Hana Morgan
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MessageSujet: Entre la France et l'Angleterre, la meilleure chose est la manche [RP Jay Morden]   Ven 2 Sep - 1:55

Hana marchait dans les rues de Londres. S’il avait arrêté de pleuvoir, il faisait toujours aussi froid. Les nuages sombres qui s’étendaient à perte de vue dans le ciel conféraient une atmosphère sombre et angoissante à la ville. La population désertait peu à peu les rues, redoutant une nouvelle averse. Mais Hana ne se préoccupait pas du malaise ambiant. Elle ne le ressentait même pas : le vent froid la vivifiait, elle se sentait vivante. Cela dit elle aurait quand même préféré du soleil, mais bon…
  Des gémissements la sortirent de ses pensées : en face d’elle, un petit garçon était en larmes. Hana détestait voir un enfant pleurer ; aussi alla-t-elle le voir.

« - Tu as un problème ?
- Mon ballon… il s’est coincé là-bas… Il est trop haut pour que je l‘atteigne et ma maman va encore me gronder.»

  La jeune fille leva la tête : effectivement, un ballon de foot était pris dans les branches les plus hautes de l’arbre à côté d’eux. Ni une ni deux elle se hissa dans l’arbre, grimpa habilement jusqu’au ballon, s’en saisit et redescendit. Elle le rendit au gamin qui lui fit un grand sourire éberlué.

« - Merci beaucoup ! »

  Le petit garçon s’engouffra ensuite dans l’immeuble voisin en riant. Hana se figea : ce rire lui rappelait quelque chose…

Une petite fille qui rit. Elle est sur la plage, elle joue dans les vagues. Elle ne se rend pas compte que la marée est en train de monter… Quand elle réalise, c’est trop tard. Elle panique, elle tombe… Elle va se noyer…
« Sonia !! »


  Hana ne bougeait toujours pas. Tout d’un coup elle se mit à douter. Peut-être aurait-elle pu sauver cette gamine, ce jour-là. Mais… avait-elle vraiment assisté à la scène ? Avait-elle vraiment été sur cette plage ? Hana était sûre de n’avoir jamais vu la mer de ses propres yeux. Mais alors pourquoi se souvenait-elle de cette plage ? Était-ce son souvenir ou celui d’un autre ? Et puis… était-elle vraiment celle qu’elle croyait être ? Peut-être était-elle en fait quelqu’un d’autre. Ces foutus souvenirs… pourquoi ne la laissaient-ils pas tranquille ! Il fallait qu’elle se concentre. Elle avait oublié qui elle était.

  Hana était toujours figée au milieu du trottoir. Si son visage ne laissait rien transparaître, elle était raide et ses poings crispés. Elle se sentait mal. Les rares passants la regardaient bizarrement, mais elle ne les voyait pas.

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Dernière édition par Hana Morgan le Lun 21 Oct - 18:22, édité 1 fois
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Jay Morden
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MessageSujet: Re: Entre la France et l'Angleterre, la meilleure chose est la manche [RP Jay Morden]   Lun 5 Sep - 19:42

Me voici donc à Londres, cette ville a perdu de sa superbe. Tout est gris, y compris le temps. Mais bon, c'est pas ça qui allait me déranger. Je préfère largement avoir froid que chaud. La morsure du froid sur mon visage me fait un bien fou. Les nuages deviennent de plus en plus noirs, il vaudrait mieux que je trouve un endroit ou m'abriter le temps que la prochaine averse passe. J'espère pouvoir trouver des contacts ici, je passe mon temps à errer dans les villes maintenant...

Bon il y a pas grand endroits ou se poser ici. Il y aura bien ce pub là bas, mais la moitié de gens qui en sortent sont ivres morts... Aller prenons à gauche j'aurai peut être plus de chance dans cette rue.

Deux militaires au bout de la rue ! Que font-ils ici ? Ils doivent être en permissions, ils vont passer à coté de moi. Ils devraient payer pour tout ce que le gouvernement m'a fait subir ! Ils sont maintenant tout proches, que faire !

* Prend le couteau de chasse avec lequel j'ai tué les deux gardes au complexe Jay *

Mon sang bouillonnait.

* Venge toi Jay *

J'agrippa le manche du couteau qui était caché sous mon manteau.

* Ils sont juste à coté de toi Jay ! MAINTENANT ! *

Je m'apprêtais à assener un coup rapide et mortel au militaire le plus proche, quand j'entendis un petit garçon pleurer sur le trottoir opposé. Ce pleur, c'était le même que j'entendais tout les jours au complexe, numéro 12... Serai t'il...

* Tu es trop faible Jay... *

Les deux militaires étaient partis, heureusement... Je ne devrais pas écouter ce qu'"il" me dit de faire, j'aurai été dans un beau pétrin...

Tiens, une jeune femme vient en aide au garçon qui pleurait tout à l'heure, elle lui ramène son ballon. Rare de nos temps de voir les gens aider les autres... En tout cas le garçon avait l'air content.

Pourquoi reste elle là ? Drôle d'attitude, on dirai qu'elle est pétrifiée... Et tout le monde la regarde sans rien faire... J'ai compris, à mon tour c'est ça ? Mais c'est pas mon fort de parler aux gens... On verra bien... Me voilà sur le même trottoir que elle, comment engager la conversation ?

- "Hey... Euh... Est-ce que ça va ?"

Bon j'aurai voulu avoir un ton plus convaincant, mais désolé mademoiselle je peux pas faire mieux !
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Hana Morgan
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MessageSujet: Re: Entre la France et l'Angleterre, la meilleure chose est la manche [RP Jay Morden]   Dim 18 Sep - 20:02

L'horrible tempête se déchaînait toujours à l'intérieur de sa tête. Tous les souvenirs enfermés dans son esprit défilaient, tourbillonnaient, se heurtaient tels des insectes pris au piège. Ils se mélangeaient même parfois, rendant la tâche de Hana encore plus ardue.
Mais la jeune fille refusait de se laisser abattre et essayait désespéremment de se concentrer pour identifier ses propres souvenirs, et se rappeler de qui elle était vraiment.

"- Hey... Euh... Est-ce que ça va ?"

Hana releva violemment la tête pour fusiller du regard la personne qui avait osé l'interpeller. Elle avait peur, elle se sentait mal, une terrible migraine commençait à lui marteler le crâne et quelqu'un osait la pertuber ! Elle était déjà assez confuse comme cela !
Elle se radoucit cependant en croisant le regard de son interlocuteur : un regard tout aussi effrayé et perdu que le sien devait l'être, un regard de blessé de la vie. Et puis, après tout, il voulait sûrement l'aider.
Hana détailla le jeune homme qui lui faisait face : assez grand, de type asiatique - bien qu'elle n'aurait pu dire de quel pays il venait -, il la scrutait toujours de ses yeux très sombres. Sa peau très pâle lui donnait un air fragile. Il semblait tellement hésitant et mal à l'aise qu'elle eut presque pitié de lui. Il ne devait pas être bien dangereux.
Elle ouvrait la bouche pour lui répondre lorsque quelque chose attira son attention. Derrière le jeune homme, sur la porte d'un vieux pub abandonné, était accrochée une vieille étoile rendue grise par les ans. Un déclic se fit dans l'esprit de Hana.

Un collier... Un collier en argent avec une petite étoile grise en guise de pendentif. Les grandes mains calleuses qui lui nouent le collier autour du cou... Ce sourire lumineux et pourtant si triste... Et ces yeux, ces yeux d'un gris si intense et profond, ces yeux effroyablement résignés. Ces yeux qui s'éloignent...
"- PAPA !!!"


Elle inspira longuement, soulagée. Elle se rappelait de tout. Hana Morgan... Elle était Hana Morgan. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres tandis qu'elle répétait son nom en boucle dans sa tête. C'était tellement délicieux de savoir qui on était, de n'avoir plus de doutes sur son identité.
Elle se retourna vers son interlocuteur, souriant toujours.

"- Ca va. Ca va très bien, même. Et vous ? On dirait que quelque chose vous tracasse."

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Jay Morden
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MessageSujet: Re: Entre la France et l'Angleterre, la meilleure chose est la manche [RP Jay Morden]   Dim 25 Sep - 3:28

Elle ne disait pas un mot. Toujours là, figée. Je me suis encore mis dans un beau pétrin moi... Qu'est ce qui lui arrive ?

Elle leva soudain la tête vers moi. Me regardant avec ses yeux gris. Je l'ai vu ! Cela n'a duré qu'un instant, mais j'ai vu ce regard. Ce regard remplit d'agressivité et de haine... Elle se radoucit lorsqu'elle fixa mes yeux. Elle n'est pas bien grande et elle doit sans doute être assez jeune. Des cernes entourent ses yeux, elle ne doit pas beaucoup dormir... Pourquoi ?

Elle entrouvrit la bouche pour me répondre, mais quelque chose derrière moi attira sont attention. Elle resta pensive la... Qu'elle drôle de fille... Soudain, une lueur dans ses yeux, elle a un petit sourire en coin :

" - Ca va. Ca va très bien, même. Et vous ? On dirait que quelque chose vous tracasse."

Quel changement d'attitude... On dirai qu'elle a passé du Noir au Blanc en même pas quelques secondes. En tout cas elle avait raison, je n'aime pas du tout cette ville, je me sens mal a l'aise, et elle est trop silencieuse... Je dois rester sur mes gardes avec elle tout de même, elle m'a l'air bizarre...

- " Euh oui ça va, c'est juste que le temps qui me chagrine et puis... "

Encore un mal de crâne ! Quelle douleur ...

Comme a l'habitude, mon pouvoir se déclencha. Je vis beaucoup de militaire, dans les rues. Ils interpellaient tout les gens dans la rues, et amenaient en garde a vue tout ceux qui n'était pas résident anglais. Je les vois nous emmener la jeune fille et moi. Ensuite plus tard, ils nous faisaient subir un test bizarre. Une sorte de lazer, directement dans l'oeil droit. Et ensuite une voix : "Celui la est positif, on l'embarque".

Me revoilà à moi. J'ai de plus en plus mal au crâne, quelque chose de pas bon va arriver, il faut vite que je parte. S'éclipser au plus vite. La jeune fille devait me trouver malade, a rester comme ça bouche bée, mais ils l'emmèneraient aussi, et si c'était pour elle la voix que j'avais entendu ? Serai t'elle comme moi ? Que faire ?

* Jay il faut s'en aller ! MAINTENANT ! *

Et lui qui est toujours la, il ne faut pas qu'il sorte ! Mais il a raison, il faut s'en aller d'ici et vite. De toute façon je l'aurai prévenue.

"- Il faut s'en aller tout de suite d'ici, et vite ! Je ne sais pas si tu as quelque chose à cacher, et je ne veux pas le savoir, mais si oui, il faut a tout prix s'en aller d'ici ! "

En tout cas, quoi qu'elle réponde, dans cinq secondes, je ne suis plus ici.
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Hana Morgan
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MessageSujet: Re: Entre la France et l'Angleterre, la meilleure chose est la manche [RP Jay Morden]   Mar 27 Sep - 18:29

Son interlocuteur sembla hésiter quelques secondes avant de répondre :

- " Euh oui ça va, c'est juste que le temps qui me chagrine et puis... "

Il interrompit brusquement sa phrase, tandis qu'une grimace déformait son visage. Il souffrait visiblement. Son regard se voilà légèrement, il sembla brusquement être ailleurs. Hana, intriguée, pencha la tête sur le côté et le dévisagea. Quelques instants plus tard il revint à lui, l'air très agité, inquiet. Il se mit à scruter les alentours d'un air suspicieux. Décidément, la jeune fille trouvait son attitude très étrange. Elle voulut lui demander s'il avait un problème, mais il la devança :

"- Il faut s'en aller tout de suite d'ici, et vite ! Je ne sais pas si tu as quelque chose à cacher, et je ne veux pas le savoir, mais si oui, il faut a tout prix s'en aller d'ici ! "

Hana sursauta, étonnée, puis fronça les sourcils. Elle se mit à réfléchir à toute vitesse. Qui était vraiment ce type ? Il ne lui semblait plus aussi innocent, au contraire ; elle le trouvait à présent assez louche. Il semblait savoir beaucoup de choses, un peu trop même. Savait-il pour son pouvoir ? Elle commença à s'inquiéter : elle allait sûrement devoir effacer sa mémoire, ce qui n'était jamais une partie de plaisir.
D'un autre côté, il n'avait pas l'air de lui vouloir du mal. Il semblait redouter quelque chose ; peut-être voulait-il la mettre en sécurité ? Mais pourquoi voudrait-il l'aider ? Elle ne le connaissait ni d'Eve ni d'Adam, comment savoir s'il fallait lui faire confiance ? Les années de solitude qu'elle avait endurée l'avaient rendue méfiante, au profit de sa sécurité.
Et puis, de quoi avait-il si peur ?

Hana n'eut pas le loisir de tergiverser plus longtemps : un escadron de militaires déferla dans la rue. Ils envahirent les trottoirs en quelques secondes à peine, pullulant tels des nuisibles affamés. Ils interpellaient chaque passant, semblaient demander leurs papiers ; certaines personnes étaient arrêtées et poussées sans ménagement dans un immense fourgon noir.
La jeune fille s'était figée. Elle n'arrivait plus à respirer, elle avait l'impression qu'un étau de glace avait enserré son coeur. De douloureux flash-back déchiraient son esprit par alternance. Elle regardait avec horreur les soldats remonter la rue, se rapprochant un peu plus à chaque seconde d'eux, d'elle. Une brusque poussée de violence l'envahit soudain ; une terrible envie de se précipiter vers les hommes en noir afin de les tuer, les blesser, leur faire du mal. Afin de venger son père et d'apaiser sa tristesse. Cependant, une terreur sans nom la paralysa presque aussitôt, l'empêchant ainsi d'accomplir son geste fou. Le fourgon lui semblait être un monstre, un horrible monstre en train d'avaler de pauvres innocents. Sa portière s'ouvrait par intermittence, énorme bouche aspirant sans relâche ses victimes. Hana sentit son sang se glacer à la pensée que les militaires l'attrapent et la jettent dans le ventre de cette bête immonde. Car elle savait qu'elle n'en ressortirait plus jamais.
Exactement comme son père.

Ils n'étaient désormais plus très loin d'eux. Ils marchaient très vite ; encore quelques mètres et ils seraient à leur hauteur. Hana savait qu'elle devait fuir, mais la peur l'empêchait de réfléchir correctement. Tout son corps se figea, elle devint livide. Elle se sentit perdue, condamnée.

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Jay Morden
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MessageSujet: Re: Entre la France et l'Angleterre, la meilleure chose est la manche [RP Jay Morden]   Lun 3 Oct - 19:41

Elle sursauta, d'un coté, c'est un peu normal, un inconnu qui te dit ça, je ne saurais pas comment réagir moi même... Et pourtant, il fallait qu'elle se décide et très vite ! Elle est perdue dans ses pensées...

* Jay, c'est pourtant pas ton style de t'encombrer avec des inconnus... *

Je sais bien ! Mais elle a l'air différente elle...

Et, comme prévu, les militaires arrivèrent de tout cotés... Interpellant tout ce qui bougeait... La jeune fille, en les voyant, resta figée, droite, on pourrait croire qu'elle tremblait. Elle était totalement paralysée. Elle a quelque chose a se reprocher.

Il faut agir vite maintenant, trouver la faille pour fuir. Je vais devoir utiliser mon pouvoir quelque soit la douleur. Aller c'est partis !

Je nous vois toujours la avec la jeune fille, un groupe de trois militaires approchaient pour interpeller le passant juste en face de nous. Celui-ci oppose une forte résistance ! La voila notre porte de sortie !


Je revins à moi. La douleur s'amplifiai...J'agrippa la jeune fille par les épaules et planta mon regard dans le sien, qui était totalement affolé.

" Ecoute moi, d'ici quelques secondes, l'homme derrière toi va résister aux militaires, a ce moment la, tu ne me lâche plus, tu es mon ombre ok ?"

Je lui ai dis ça en chuchotant, sur un ton que je voulais rassurant. Il faudra que j'utilise mon pouvoir tout en fuyant...

Soudain, le passant qui devait se faire interpeller décocha un violent crochet a un des militaires, c'était le moment !

J'attrapa la main de la jeune fille, et m'engouffra dans la ruelle juste derrière nous. Il fallait que je prévoie notre
itinéraire. La douleur devenait insupportable mais il le fallait.

Tout d'abord, Trois gardes seront à notre poursuite. A la prochaine intersection, il y aura des militaires a droite en train de se battre contre des anormaux, dont un qui provoquera une explosion... Ensuite, si on continue tout droit, un char viendrai barrer notre route.

J'agrippai toujours la main de la fille, tout en courant et visionnant ce qui pouvait se passer, esquivant tout danger ou risque. Mais la douleur a eu le dessus, je ne peut plus me servir de mon pouvoir, et les militaires étaient toujours à nos talons. En arrivant a la prochaine intersection, il faut que je fasse un choix ! Allez droite...

Voila 20 bon mètres parcouru, quand je m’aperçus que nous étions dans un cul de sac... Les militaires arrivent...

" NE BOUGER PLUS, METTEZ LES MAINS SUR LA TÊTE ET AVANCEZ VOUS ! "

Je m'exécuta, tout était perdu...

* On dirait qu'on a besoin de moi Jay ? *

Je préfèrerai ne jamais avoir besoin de lui... Mais la je n'ai plus la choix... Promet moi juste de ne pas toucher a un cheveux de la fille...

* T'es pas drôle Jay... *

Et la, une drôle de sensation, comme si tout mes membres s'engourdissait. Je n'était plus maître de mon corps, je suis maintenant spectateur... D'habitude, je ne me souviens plus du tout de ce qui se passe lorsque cela arrive... Sans doutes parce que, pour la première fois, je lui ai laissé le contrôle volontairement...

Il s'avança vers les militaires, toujours les mains sur la tête. Plus on approchait d'eux, plus je sentais un curieux battement sur mes tempes... Il était impatient ! Je ressentais tout ce qu'il ressentait. La haine, la colère, tout ces sentiments d'un seul coup... Et une soif de sang hors du commun... Ensuite, il se concentra... Il utilisait mon pouvoir ! Prévoyant tout, tout ses coups, ses placements...

Il arriva à la hauteur du premier militaire. Et la, avec une vitesse presque effrayante, il assena un coup de coude directement dans la glotte du militaire en face de lui. Fit un pas en arrière, esquiva le tir du militaire le plus éloigné, sortit "son" couteau, trancha la main du second garde, se décala vers la gauche, évitant le deuxième tir du dernier militaire, et lui lança son couteau dans l'œil droit. C'était trop, ressentir ses sensations me dégoutait... Il jubilait et riait même ! Il étendit les bras et regarda le ciel :

" AHAHAHA ! Jay ! Regarde ce dont tu es capable ! "

Il récupéra le couteau fiché dans l'œil du militaire, s'approcha du dernier encore en vie. Se mit a genou sur lui, et avança doucement la lame vers sa gorge...

* Ne fait pas ça ! Non arrête ! *

" Oh Jay... Je ne peux pas te résister... Non, Je rigole ! "

Et il acheva sa dernière victime, me laissant reprendre le contrôle, comme à chaque fois, avec ma main tenant un couteau plongé dans une gorge... Je n'en peu plus...

Les larmes se mirent à couler toutes seules...
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Hana Morgan
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MessageSujet: Re: Entre la France et l'Angleterre, la meilleure chose est la manche [RP Jay Morden]   Lun 10 Oct - 17:29

Elle essayait désespérément de réfléchir, de penser à quelque chose, n’importe quoi – en vain. La terreur la paralysait. Les yeux grands écarquillés, elle voyait pourtant flou, n’entendait plus rien. Seul les battements désordonnés de son cœur, machine complètement affolée, lui parvenaient. Aucune pensée cohérente ne lui venait. Les militaires, les militaires, les militaires – c’était tout ce à quoi elle pouvait penser. Elle sentait presque leurs mains l’agripper, leurs menottes électriques enserrer ses poignets, leur haleine glacée effleurer son cou…

On la secoua brutalement par les épaules, la sortant de son délire. Tout se remit soudainement en place : les bruits de la rue, les bottes des militaires claquant contre le béton, l’odeur nauséabonde qui s’exhalait d’une poubelle éventrée non loin de là… Et le jeune homme qui, toujours les mains sur ses épaules, la fixait d’un air inquiet. Il chuchota rapidement :

" - Ecoute moi, d'ici quelques secondes, l'homme derrière toi va résister aux militaires, à ce moment-là, tu ne me lâche plus, tu es mon ombre ok ?"

Hana se demanda comment il pouvait être si sûr que ça allait se produire. De plus, il semblait vraiment vouloir l’aider à s’enfuir… Mais peut-être était-ce un piège, peut-être était-il un homme de l’armée déguisé en civil afin de mieux leurrer les Anormaux ?

Coupant court à ses réflexions, elle se retourna brusquement. Un homme, derrière elle, venait d’assommer un militaire d’un bon coup de poing. Exactement comme le jeune homme l’avait prédit. Mais comment avait-il fait… ?

Elle se sentit brutalement tirée en avant. Il lui avait saisi la main d’une poigne de fer, lui faisant presque mal. Il courait à présent, et elle était obligée de suivre la cadence. Elle eut peur, mais lorsqu’elle vit qu’il l’emmenait loin des militaires, elle fut rassurée. Rien ne pouvait être pire que ces soldats. Son soulagement fut cependant de courte durée ; elle s’était aperçue que trois militaires les poursuivaient. De plus, le jeune homme qui la tirait toujours faiblissait : il semblait souffrir le martyr. Hana eut peur qu’il flanche ; les soldats les traquaient toujours. Mais il tint bon, et bifurqua soudainement à droite, à une intersection. Malheureusement, la rue qu’ils venaient d’emprunter se terminait par une impasse. Ils furent obligés de s’arrêter.

"- NE BOUGEZ PLUS, METTEZ LES MAINS SUR LA TÊTE ET AVANCEZ VOUS ! "

Son cœur rata un battement. Elle sentit son sang se glacer dans ses veines. Elle vit du coin de l’œil le garçon obéir, l’air résigné. Si même lui abandonnait, alors ils étaient perdus… Pourtant, Hana le vit se retourner soudainement. Intriguée, elle le regarda se diriger vers les militaires. Son pouls s’accéléra. Peut-être avait-il un plan pour les sortir de là ? Peut-être y avait-il une chance qu’elle s’en sorte… Mais quelque chose clochait. Sa démarche, sa posture avaient changées. Il se déplaçait à présent comme un animal – un prédateur prêt à attaquer. Marchant lentement, le dos légèrement courbé, il dégageait une aura hostile et dangereuse qu’elle n’avait pas sentie chez lui auparavant. Elle frissonna.

Brusquement, le soldat en face de lui s’écroula. Le garçon l’avait frappé – si rapidement que Hana avait à peine distingué le mouvement. Il recula ensuite d’un mouvement vif, évitant un tir. On aurait dit qu’il prévoyait toutes les attaques, tous les tirs à l’avance. L’espace d’une seconde, Hana croisa son regard. Ses yeux avaient changé ; ils étaient à présent rouges. D’un rouge sombre comme le sang, et qui s’éclaircissait au niveau de la pupille. Des yeux inhumains.

Hana ne le connaissait que depuis quelques minutes. Mais elle en était sûr, ce n’était plus le même. En l’espace de quelques secondes, il avait radicalement changé. Elle commença à avoir peur. De lui.

Pétrifiée, elle le regardait continuer son massacre. Il coupa la main d’un militaire, énucléa ensuite celui qui lui tirait dessus… Il semblait prendre plaisir à faire jaillir tout ce sang. Hana, elle, était horrifiée. Elle en avait vu bien des choses, en ces temps de guerre, mais jamais elle n’avait assisté à une scène si barbare. Le sang s’écoulait lentement sur les pavés gris, se traçant un chemin vers ses pieds. Elle recula brusquement, trébuchant presque, afin d’éviter l’épais liquide rouge. Prise d’une violente nausée, elle se pencha et vomit.

"- AHAHAHA ! Jay ! Regarde ce dont tu es capable ! "

Terrifiée et dégoûtée, Hana le vit lever les bras au ciel et éclater d’un rire sadique, discordant. Ce type était un psychopathe… non, encore plus horrible. C’était un monstre.

Elle détourna le regard au moment où il dégagea son arme de l’œil de sa victime ; c’était bien plus que ce qu’elle pouvait supporter. Il marcha jusqu’au seul survivant, qui gémissait en tenant son moignon sanguinolent. Puis il sembla se parler à lui-même :

"- Oh Jay... Je ne peux pas te résister... Non, je rigole !"

Et il égorgea sauvagement le militaire, éclaboussant d’hémoglobine ses habits, la ruelle, et même Hana. Celle-ci rendit le peu qui lui restait dans le ventre. Accroupie, la tête entre les jambes, Hana tremblait de peur, et était horrifiée – au point de ne même pas arriver à pleurer. Elle ne voulait surtout pas relever la tête, surtout pas voir ces cadavres grotesques et défigurés. Elle voulait oublier, tout oublier, disparaître. Des sanglots lui firent pourtant relever le visage.

Le jeune homme. C’était le jeune homme qui, toujours assis sur sa victime, pleurait. De ses yeux – qui étaient redevenus marrons très foncé, presque noir – coulaient des larmes silencieuses. Hana ne percevait plus cette aura glaciale et meurtrière qu’il avait un moment dégagée. Il semblait être redevenu comme avant. Hana se releva lentement, évitant consciencieusement de poser son regard sur les morts mutilés. Elle fixait le garçon – il semblait tellement désespéré… On aurait dit qu’il regrettait amèrement ce qu’il venait de faire. Hana avait reconnu les symptômes de la schizophrénie. Elle-même était atteinte de cette maladie – mais son cas était loin d’être aussi grave que celui du jeune homme. De plus, la façon dont il avait prévu à l’avance tous les évènements, tous les coups des militaires… il avait un pouvoir. C’était certain. Elle en était sûre, c’était un Anormal – comme elle.

Il avait vraiment l’air détruit, misérable. Ses larmes coulaient toujours, elles semblaient ne jamais vouloir s’arrêter. Hana soupira : et voilà, elle compatissait déjà. Elle se dit que, vraiment, elle était trop gentille et que cela causerait sa perte. Elle avança néanmoins vers le garçon. Après tout, il lui avait sauvé la vie, elle se devait bien de l’aider en retour.

Subitement, elle entendit des bruits de pas. Presque aussitôt, un soldat déboucha dans la ruelle. En voyant le spectacle macabre qui lui faisait face, il pâlit et ouvrit la bouche. Il allait donner l’alerte ! Hana ne réfléchit qu’un quart de seconde avant de passer à l’action. Bravant sa peur, elle se précipita sur le militaire, l’agrippa sauvagement par les bras, et planta son regard dans le sien.

Immédiatement, une cascade de souvenirs déferla en elle. Des milliers d’images défilaient dans sa tête, et elle luttait pour ne pas se laisser engloutir. Hana n’avait jamais aimé pénétrer dans la mémoire des militaires : leurs souvenirs étaient les plus horribles, les plus effrayants. Terrifiée, elle faillit plusieurs fois se retirer de sa mémoire ; mais elle devait tenir bon. Pour elle, mais aussi pour le jeune homme qu’elle s’était promis d’aider. Elle trouva finalement les souvenirs qui l’intéressaient et, plongeant encore plus profond son regard dans les yeux hagards du soldat, elle les effaça. A présent, il ne se souviendrait plus de les avoir vus là. Hana commença ensuite la deuxième partie de sa tâche : elle murmura au militaire « C’est toi… c’est toi qui vient de massacrer tes collègues » tout en imaginant la scène. Ce souvenir créé de toutes pièces s’intégra dans la mémoire du soldat. Il y croirait dur comme fer. Hana se retira de sa mémoire en grimaçant. A présent, des souvenirs indésirables squattaient son esprit, et une migraine commençait à la tarauder.

Lâchant le militaire qui, hébété, s’affala assis contre le mur, Hana se retourna vers le jeune homme qui était toujours prostré dans la même position. Il fallait pourtant qu’il se décide à bouger : ils n’avaient que quelques secondes – deux ou trois minutes au trop – avant que le soldat ne reprenne ses esprits. Et s’ils les voyaient, tout le travail qu’elle avait effectué sur ses souvenirs serait gâché.

Elle se dirigea vers lui d’un pas rapide. Elle agrippa sa main et, ignorant le sang et le macchabée, lui fit lâcher son couteau. Elle essaya ensuite de le tirer par le bras pour qu’il se relève, sans succès : il était bien plus massif qu’elle, et ses maigres bras ne le déplaçaient pas d’un centimètre. Agacée et paniquée, elle attrapa son visage à deux mains pour le forcer à la regarder.

« - Ecoute-moi bien, lui lança-t-elle, je ne te connais pas, je ne sais rien de toi. Et même si tu as provoqué un vrai bordel ici, tu m’as sauvé la vie, et je me dois te t’aider. Tu es un Anormal, n’est-ce pas ? Si ça peut te rassurer, j’en suis une également. Mais il faut qu’on se tire d’ici en vitesse avant que les renforts arrivent. La zone est infestée de militaires, mais à deux on a plus de chances de s’en sortir. Alors bouges-toi ! »

Hana tenait toujours son visage, inquiète. Elle espérait qu’il allait réagir. Ils devaient partir de cet endroit, rapidement.


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Jay Morden
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MessageSujet: Re: Entre la France et l'Angleterre, la meilleure chose est la manche [RP Jay Morden]   Ven 21 Oct - 23:54

Pourquoi ? Etait-ce le prix à payer pour changer ce monde ? La position dans laquelle je suis, je l'ai vécue tellement de fois... Tant de visage que je ne peux pas oublier. Mais c'est de leur faute ! Ils ont créé un monstre ! Que fait la jeune fille ? Elle va sans doutes fuir... Comment ne pas avoir peur de moi de toutes façon ? Et ces larmes ? Mélange de peine et de rage... Tiens, le soldat la a un symbole religieux, ahah, ou est ton Dieu maintenant ?

Des bruits de pas... Je n'ai plus de force... Et "lui" doit être surement HS aussi... Je n'arrive même plus à réfléchir.

Je vis soudain la jeune fille foncer sur le militaire, lui agrippant les bras et elle semblait le regarder dans les yeux. Ils étaient comme figés tout les deux la... Je ne comprend pas...

Elle le lâcha, et il s'écroula contre le mur. Il faut vraiment que je reprenne mes esprits...

Elle s'approcha et essaya de me relever... Mais je n'ai plus envie de me battre... Pour ce monde qui ne veut que ma mort, alors que je veux juste le sauver...

La jeune fille sa rapproche de moi, me secoue, essaye de me faire bouger... Elle ne comprend pas la chance qu'elle a "qu'il" ne l'ai pas touchée... Fuit moi tant que tu peux, vivre seul et tuer des gens, tel est ma vie...

« - Ecoute-moi bien, je ne te connais pas, je ne sais rien de toi. Et même si tu as provoqué un vrai bordel ici, tu m’as sauvé la vie, et je me dois te t’aider. Tu es un Anormal, n’est-ce pas ? Si ça peut te rassurer, j’en suis une également. Mais il faut qu’on se tire d’ici en vitesse avant que les renforts arrivent. La zone est infestée de militaires, mais à deux on a plus de chances de s’en sortir. Alors bouges-toi ! »

Elle semble sincère et même inquiète... Ahah, si tu veux m'aider, retire moi le mec qu'il y a dans ma tête... Mais tu as raison, il faut vraiment se bouger la, et trouver un coin le temps que ça se calme... Et aussi changer de vêtements, on risque de bien se faire remarquer avec tout ce sang... D'après ce que j'entends, il y a une vraie guerre civile ici... Les anormaux se battent pour leurs vie contre ces militaires. Mais cela devrait bientôt être terminé, il faudrait trouver un endroit pour passer la nuit et repartir incognito.

Je me leva sans décrocher un mot et repris mon couteau. Il fallait que je nous trouve un "squatt"... Et de plus j'étais a bout de force... Le secteur était assez reculé de l'endroit ou les affrontements ont lieu, mais valait rester dans les petites ruelles pour ne pas se faire remarquer.

La jeune fille me suivit, j'étais aux aguets, tout sens éveillés. Ne pouvant plus utiliser mon pouvoir, je ne me sent pas du tout en sécurité... Au bout de la 2ème rue, nous nous retrouvâmes devant une vielle maison dont l'état laissait à désirer. Le voilà notre hôtel ! Elle devait être abandonnée depuis quelques années cette maison. Je fit le tour de la maison, mais aucune fenêtre n'était accessible, elles sont toutes les volets fermés et en plus des planches de bois y étaient clouées. La porte de derrière n'avait pas l'air bien solide, mais bon pourquoi pas essayer la finesse ce coup-ci, l'entrainement militaire m'avait donné quelques cours de crochetage. Je sortis mon équipement, il fallait quand même faire vite, pour que personne nous voles. La serrure ne me résista pas longtemps, et nous voilà a l'intérieur.

Comme maison abandonnée, il y avait pire ! Bon, il y avait un peu de poussière partout, mais les meubles sont toujours là, une petite odeur d'humidité. Par contre, il y fait très sombre, sans grande conviction, j'essaya un interrupteur, l'électricité ici a du être coupée depuis longtemps... "Click" Oh ! Et bien il faut croire que non ! Génial ! Je me met à espérer à un bon bain chaud !

Je me dirigea vers la pièce qui ressemblai le plus a un salon, et profitant de l'absence de la jeune fille qui devait sans doutes explorer la maison, je me changea. Tout ce sang, il faudra voir si il y a de l'eau pour nettoyer tout ça... Il doit me rester un T-shirt et un gros pull dans mon sac.

Après m'être changé, la jeune fille était la. Avait-elle vu mes cicatrices ? Je n'espère pas... J'étais épuisé. Mais il fallait que je lui dise...

" Je suis vraiment désolé que tu aie du voir ça... "
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MessageSujet: Re: Entre la France et l'Angleterre, la meilleure chose est la manche [RP Jay Morden]   Ven 28 Oct - 16:01

Hana le regardait, paniquée. Il avait toujours la même expression abattue. Heureusement, il réagit enfin. Il se releva lentement, se penchant au passage pour ramasser son couteau. Il ne parlait pas, et semblait fuir son regard. Hana le suivit lorsqu’il emprunta un dédale de ruelles. Ils arrivèrent bientôt devant une maison visiblement abandonnée, et pas loin de tomber en ruine. Les portes et les fenêtres condamnées dégageaient une atmosphère vaguement inquiétante. Hana suivit le jeune homme à l’arrière de la maison. Là, il crocheta avec aisance la serrure de la porte.

Ils entrèrent dans la demeure. La poussière stagnait dans l’air, recouvrait les meubles et le sol. Les rayons de soleils perçaient difficilement au travers des planches qui condamnaient les fenêtres ; heureusement, l’électricité était toujours en marche. Laissant le garçon derrière elle, Hana partit inspecter les différentes pièces. La maison était somme toute assez petite, il n’y avait qu’une seule chambre, une minuscule cuisine, et une salle de bain. Hana s’arrêta dans cette dernière pièce afin de nettoyer le sang qui avait giclé sur elle. Elle ouvrit le robinet, qui crachota un instant une eau jaunâtre avant de laisser s’écouler un filet d’eau plus clair. Elle rinça son visage et ses bras, enlevant avec quelques difficultés les tâches de sang. Cependant, elle constata avec dépit que son tee-shirt était irrécupérable. Revenant dans la chambre, elle y fouilla un placard miteux dans l’espoir d’y trouver une tenue de rechange. Coup de de chance, elle tomba sur une chemise un peu grande mais épargnée par les mites. Hana la dépoussiéra un peu, puis la revêtit.

Elle allait sortir de la pièce, lorsqu’elle entendit un bruit. Un son très léger, comme une sorte de raclement. Elle tendit l’oreille, mais le bruit ne se répéta pas. Hana regarda la chambre avec circonspection. Elle y fit quelques pas, avant de s’arrêter devant une petite armoire à laquelle elle n’avait pas fait attention. Elle la fixa pendant quelques secondes, puis ouvrit soudainement les battants d’un geste brusque. A l’intérieur, une silhouette recroquevillée sursauta. Hana, surprise, recula de quelques pas. Le cœur battant, elle lança :

« - Sortez de là ! Immédiatement. »

Quelques secondes passèrent. Puis, la personne sortit lentement de sa cachette. C’était un jeune garçon – il ne devait pas avoir plus de quatorze ou quinze ans. Il la regardait d’un air effrayé. Ses vêtements étaient sales, déchirés. Son visage était maculé de boue et ses cheveux hirsutes. Il avait l’air complètement perdu. Hana lui demanda, d’un ton plus doux :

« - Qui es-tu ? Et qu’est-ce que tu fais là ? »

Après tout, la maison avait l’air complètement abandonnée – pas le genre d’endroit où vivrai un garçon de son âge.

« - Je… je m’appelle Kevin, répondit-il. Je me suis enfui de chez moi… les militaires voulaient m’emmener.
- Pourquoi ?
- Parce que ma mère est une Anormale. Ils… ils pensent que je pourrai en être un aussi. Mais je suis sûr qu’ils se trompent. Je suis en fuite depuis trois jours, et j’avais besoin d’un abri… »

Ce gamin en avait apparemment bavé. Il semblait réellement épuisé, ses mains étaient couvertes d’écorchures. Il reprit, presque au bord des larmes :

« - S’il vous plaît, ne me dénoncez pas ! Je m’en irais si vous voulez, mais par pitié ne me dénoncez pas aux militaires !
- Calmes-toi, répliqua Hana. Je ne vais pas te dénoncer, et tu peux rester ici si tu veux. Mais tu as intérêt à te tenir tranquille, je n’ai pas plus envie de me faire remarquer par les militaires que toi.
- O… Ok. »

Hana soupira. Elle avait un peu pitié de ce gosse, mais elle espérait qu’il ne leur créerait pas de problèmes supplémentaires. Laissant le gamin dans la chambre, elle décida d’aller voir le jeune homme. Après tout, il fallait qu’il soit au courant qu’une autre personne squattait cette maison.

Hana déboucha dans le salon au moment où le jeune homme enfilait un tee-shirt. Cela ne dura qu’une seconde, mais elle put voir que tout son dos était strié de grandes cicatrices. Elle en resta stupéfaite. Elle se demanda ce qui avait pu lui arriver. Il se retourna, la vit. Il lui lança :

« - Je suis vraiment désolé que tu aies du voir ça... »

Un instant, Hana crut qu’il parlait de ses cicatrices. Puis elle comprit qu’il faisait références aux évènements qui s’étaient déroulés quelques minutes plus tôt.

« - C’est clair que j’aurais préféré ne pas assister à ça. Mais bon… Tu n’étais plus vraiment toi-même, n’est-ce pas ? Et puis, tu nous a quand même sauvé.»

Elle avait compris qu’il se sentait mal à l’aise de parler de tout ça. Elle décida de changer de sujet.

« - Sinon, moi c’est Hana. Et toi ? »

Elle se rappela également du dénommé Kevin.

« - Ah ! Et au fait, j’ai trouvé un gamin planqué dans la chambre. Il semblerait qu’il fuit également les soldats. Je lui ai dit qu’il pouvait rester ici, ça ne te déranges pas j’espère ? »

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MessageSujet: Re: Entre la France et l'Angleterre, la meilleure chose est la manche [RP Jay Morden]   Jeu 3 Nov - 23:57

« - C’est clair que j’aurais préféré ne pas assister à ça. Mais bon… Tu n’étais plus vraiment toi-même, n’est-ce pas ? Et puis, tu nous a quand même sauvé.»

Elle a l'air plus forte qu'il n'y parait, bon nombre de gens se serai enfuit... De plus, elle m'a dit être anormale, mais quel est son pouvoir ? Elle a fait s'écrouler un grand gaillard juste en lui regardant dans les yeux... Serai t'elle de confiance ?

« - Sinon, moi c’est Hana. Et toi ? »

J'allai lui répondre, mais elle me coupa net.

« - Ah ! Et au fait, j’ai trouvé un gamin planqué dans la chambre. Il semblerait qu’il fuit également les soldats. Je lui ai dit qu’il pouvait rester ici, ça ne te déranges pas j’espère ? »

" - Moi c'est Jay, tant qu'il ne fait pas de bruit, et qu'il n'attire pas l'attention ça ne me dérange pas. Par contre je ne pourrai pas dormir sur mes deux oreilles ce soir... "

Elle me regardait avec des yeux ronds, comme si après ce qu'elle venait de voir, comment un gamin pourrait-il nous ennuyer...

Et oui, si elle savait... dans le camp ou j'étais, il y avait ce fameux numéro 12, un gamin que devait à peine atteindre les quatorze ans, orphelin anormal, récupéré par l'armée. Ce n'était plus qu'une arme, surentrainé, avec pour seul objectif : tuer. Endoctriné, drogué pour le combat, certaines de ses missions lui ont values des surnoms, mais tout le monde se tenait à l'appeler "Jack", comme Jack l'éventreur... Je ne l'ai croisé qu'une seule fois, et je n'ai vu qu'un jeune garçon, qui marchait comme un automate, avec un regard dénué d'expression. Même mon autre moi a frissonné en le croisant...

" - Désolé, mais par les temps qui courent, c'est difficile de faire confiance aux gens... "

Bon je suis peut être un peu paranoïaque, mais quand même... L'armée nous chasse, pour nous utiliser ou nous tuer pour éviter que l'ennemi nous utilise. On ne peut faire confiance à personne... Je ne sais pas encore si je peux lui faire confiance à elle. Même si elle m'a aussi sauvé après ce qui c'est passé, qui me dit qu'elle ne se serait pas enfuit si tout avait foiré ?

" - Tu comptes faire quoi maintenant ? Je n'en peu plus moi, et la nuit tombe. Je pense que je vais essayer de me reposer un peu, on avisera demain ? Je prendrai le fauteuil ici, tu sais ou tu va pouvoir dormir ? Et ce que le gamin va faire ? "

Comme si je pouvais me reposer après une journée pareille... Je suis plus que tendu, toujours aux aguets, et toujours mon bon mal de crâne...
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MessageSujet: Re: Entre la France et l'Angleterre, la meilleure chose est la manche [RP Jay Morden]   Mar 8 Nov - 21:18

« - Moi c'est Jay, tant qu'il ne fait pas de bruit, et qu'il n'attire pas l'attention ça ne me dérange pas. Par contre je ne pourrai pas dormir sur mes deux oreilles ce soir... »

Cette réponse étonna Hana. Elle ne voyait pas comment un misérable gosse, perdu et effrayé, pouvait être une menace. Mais bon, le dénommé Jay avait sûrement ses raisons de penser ainsi. Même si, pour la jeune fille, il était impensable qu’un gamin puisse nuire sérieusement à quelqu’un – ou bien était-elle trop naïve ?

« - Désolé, mais par les temps qui courent, c'est difficile de faire confiance aux gens... »

Il n’avait pas tort. La guerre avait perverti pas mal de personnes et celles qui ne trahissaient pas allègrement leur prochain se terraient comme des lâches, fuyant la réalité et ignorant ceux qui avaient besoin d’aide. Elle-même avait appris à ne compter sur personne, à ne se fier qu’à elle-même. En effet, elle n’avait pas totalement confiance en le jeune homme : il ne se connaissait que depuis quelques heures, et même si elle ne le montrait pas, le côté obscur qu’elle percevait en lui l’effrayait quelque peu.
Jay ajouta :

« - Tu comptes faire quoi maintenant ? Je n'en peux plus moi, et la nuit tombe. Je pense que je vais essayer de me reposer un peu, on avisera demain ? Je prendrai le fauteuil ici, tu sais où tu vas pouvoir dormir ? Et ce que le gamin va faire ? »

Surprise par cette avalanche de questions, Hana resta muette quelques secondes avant de répondre :

« - Pour être honnête, je ne sais pas trop ce que je vais faire… C’est devenu dangereux de traîner dans Londres, ces derniers temps. Pour cette nuit, je m’installerai juste dans un coin du salon : de toute façon je n’arriverai pas à dormir, comme d’habitude. Quant au gosse… je n’en ai aucune idée. Je devrais aller le voir. »

Sur ces mots, elle repartit vers la chambre et entrouvrit la porte de la pièce, afin d’y jeter un coup d’œil. Elle fut étonnée : Kevin dormait déjà en travers du lit poussiéreux. La jeune fille n’eut pas le cœur de le réveiller – il devait être vraiment épuisé pour s’endormir de cette manière. Elle ramassa une vieille couverture, le recouvrit avec, puis sortit de la chambre en fermant doucement la porte.
Revenant au salon, elle lança au jeune homme :

« - Il dort. »

Puis elle alla s’asseoir dans un coin de la pièce, à même le sol. Ramenant ses jambes sous son menton et les entourant de ses bras, elle ne bougea bientôt plus. Du coin de l’œil, elle vit que Jay la regardait d’un air interrogateur. Mais elle était trop épuisée pour lui expliquer quoi que ce soit – l’adrénaline provoquée par les récents évènements était retombée, et la fatigue lui était brutalement tombée dessus comme une chape de plomb. Demain… elle lui expliquera le lendemain.
Ne faisant plus attention au jeune homme, elle ferma les yeux, essayant de dormir. Evidemment, ce fut un échec : dès qu’elle arrêta de penser, tous les souvenirs qu’elle portait en elle remontèrent à la surface, menaçant de l’engloutir. Les sons, les images, les odeurs, les sensations – tout envahissait son pauvre cerveau. Hana ne laissa rien paraître de son malaise : rouvrant juste les yeux, elle commença à se battre intérieurement contre l’invasion dont elle était victime.
Elle resta toute la nuit ainsi : recroquevillée dans son coin, les yeux dans le vague, sans bouger, respirant à peine. Elle tentait de juguler le flot de mémoires qui l’assaillaient. On aurait pu dire qu’elle était morte, si une étincelle ne traversait pas de temps à autre son regard couleur acier.


L’aube se leva enfin. Quelques rayons froids du soleil matinal illuminaient le salon, parsemant le vieux tapis de flaques lumineuses. Hana sembla sortir tout doucement de sa léthargie : elle papillonna un instant des paupières, et déplia lentement ses bras engourdis. Elle se leva avec difficultés, tremblante sur ses jambes un peu raides. Hana était fière d’elle : elle avait réussi à tenir ces maudits souvenirs loin d’elle pendant une nuit entière. En comparaison, ses cernes et son corps épuisé ne lui semblaient pas grand-chose – et puis, elle avait l’habitude, elle se sentait plutôt en forme.
Fixant les taches de soleil sur le tapis, un léger sourire accroché aux lèvres, elle ne remarqua pas tout de suite le jeune homme.

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MessageSujet: Re: Entre la France et l'Angleterre, la meilleure chose est la manche [RP Jay Morden]   Lun 14 Nov - 0:03

La jeune fille resta muette... En même temps je venais de la bombarder de question, j'ai l'habitude de tout planifier, mais à deux c'est forcément moins évident...

« - Pour être honnête, je ne sais pas trop ce que je vais faire… C’est devenu dangereux de traîner dans Londres, ces derniers temps. Pour cette nuit, je m’installerai juste dans un coin du salon : de toute façon je n’arriverai pas à dormir, comme d’habitude. Quant au gosse… je n’en ai aucune idée. Je devrais aller le voir. »


Sur ces mots elle repartit dans la maison. Mais elle avait raison, Londres n'est pas fréquentable en ce moment, il faudra penser à bouger et dans pas longtemps ! Mais je n'ai vraiment aucunes idée ou je pourrai aller... Peut être qu'elle connait un endroit plus calme ? Il faudra que je lui demande demain. Par contre elle a l'air sujette aux insomnies, comment pourra t'elle ne pas dormir après une telle journée ? Même si il est vrai qu'elle a vu... Enfin ça a du être fatiguant pour elle...

« - Il dort. »


Je ne l'avais même pas entendu revenir, je dois être vraiment fatigué... Elle s'installa dans un coin de la pièce et se recroquevilla sur elle même. Étrange position... Peut être avait-elle peur de moi ? Ce qui sera vraiment compréhensible...

Cette nuit allait être pénible, dès que je fermais les yeux, je revoyais bon nombre de choses... Les expériences, les entrainements, les "missions"... Ces missions me valurent aussi un "surnom"... Samael, un démon qui représente l'ange de la mort dans une religion que je connais pas. Cela serait plutôt le nom de mon autre moi, et je crois que cela lui plait bien d'ailleurs... Et dire que j'ai cru à toutes leurs paroles, toutes leurs idées... "Vous serez l'élite, vous allez participer au changement de ce monde" qu'ils disaient...

Je ne parvenais pas à dormir, je restais juste dans mes souvenirs, me réveillant toutes les cinq minutes... Je jetais de temps en temps un coup d'œil a la jeune fille, elle avait constamment les yeux ouverts. comme si elle luttait contre le sommeil, ou même autre chose.... Je préfère ne pas la déranger, même si il serait mieux pour elle qu'elle se repose...

Finalement, la lueur du jour arriva, mettant fin à cette nuit éprouvante... Mon mal de crâne avait disparu pendant la nuit, et j'ai quand même réussis à récupérer un petit peu, même si j'avais eux de meilleures nuit. Hana se leva et s'étira avec difficulté, c'est ça de dormir toute recroquevillée, elle avait tout de même l'air exténuée, enfin, on pouvait le lire dans ses yeux. Je farfouilla dans mon sac. Et lui tendit une barre de céréale censée être énergisante.

" Bonjour Hana. Désolé c'est tout ce que je peux te proposer comme petit déjeuner... Je ne te demande pas si tu as passé une bonne nuit... Tu es sûre que ça va ? "

Je me voulais rassurant, si nous sommes amenés à passer quelques temps sur les routes, autant que cela se passe bien.
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MessageSujet: Re: Entre la France et l'Angleterre, la meilleure chose est la manche [RP Jay Morden]   Lun 21 Nov - 11:54

Des bruits de tissus froissés la tirèrent de sa rêverie. Elle se retourna, remarqua le jeune homme qui fouillait dans son sac à dos. Il se redressa et lui tendit ce qui semblait être une barre de céréales.

« - Bonjour Hana. Désolé c'est tout ce que je peux te proposer comme petit déjeuner... Je ne te demande pas si tu as passé une bonne nuit... Tu es sûre que ça va ? »

Elle resta quelques secondes les bras ballants, l’air ailleurs. Puis elle remarqua qu’il la regardait toujours d’un air mi-inquiet mi-intrigué. Ah oui. Elle avait oublié de répondre.

« - Je vais très bien. »

Elle sourit, puis prit la barre de céréales qu’il lui tendait toujours. Il semblait très gentil… mais mieux valait rester sur ses gardes pendant quelques temps encore.

Baissant ensuite le regard sur la barre de céréales, elle en déchirant lentement l’emballage plastique. Ce ne fut que lorsqu’elle en goûta la première bouchée qu’elle se rendit compte à quel point elle avait faim. Après tout, cela faisait plus de vingt-quatre heures qu’elle n’avait rien avalé. Elle finit en quelques secondes le reste de la barre. Hana se sentit tout de suite mieux après avoir mangé : elle était redevenue complètement alerte, et se sentait pleine d’énergie. Elle dit à Jay :

« - Merci beaucoup, ça m’a fait du bien. »

Un bruit de porte qui claque la fit tressaillir. Elle se retourna vivement, sur ses gardes. Puis elle se détendit, soupirant de soulagement : ce n’était que le gamin, qui venait de faire irruption dans la pièce. Un instant, elle avait cru que l’armée les avait repérés.
Kevin les regarda tour à tour un instant. L’air intimidé par Jay, il hésita un instant avant de prendre la parole.

« - Je… euh… je m’en vais. Merci de m’avoir permis de rester ici.
- De rien, répondit Hana. Tu penses t’en sortir ?
- Oui, je connais des gens à Brighton qui pourront m’aider.
- Je te souhaite bonne chance, alors. »

Il hocha la tête en guise de réponse, puis ramassa le sac de sport qu’il trimballait et tourna les talons. Quelques secondes plus tard, ils entendirent le son de la porte d’entrée qui se refermait. Il était parti.
Hana ressentit un pincement au cœur : elle n’était pas sûre que ce gosse tienne longtemps. Encore une fois, elle en voulut à l’Armée : les familles déchirées, les enfants complètement perdus, pervertis ou traqués… tout était de leur faute. Elle espérait que Kevin arrive à s’en sortir sans trop de dommages.

« - Il faudrait qu’on bouge également, lança-t-elle à Jay. Je pense quitter la ville, ça te dis de venir avec moi ? A deux, c’est plus sûr. »

Elle avait en effet le pressentiment que toute seule, elle n’arriverait à rien. Pour la première fois depuis qu’elle avait quitté le Japon, elle n’avait plus envie d’être toute seule : c’était déprimant, et puis quand elle avait quelqu’un avec qui parler, les souvenirs se tenaient à l’écart. Pour une fois, elle avait envie de faire confiance.

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MessageSujet: Re: Entre la France et l'Angleterre, la meilleure chose est la manche [RP Jay Morden]   Mer 16 Oct - 22:31

« - Je vais très bien. »

Elle mis un léger temps à me répondre.  Elle devait sans doutes être en état de demi-sommeil ou en plein dans ses pensées. La nuit n'a vraiment pas du être facile...

* Jay, pas d'attaches, ce n'est pas toi qui c'est fixé cette règle, quand nous sommes sortis de cet enfer ? *

Si.. Mais après ces long mois de mutisme, de solitude et de haine, j'ai envie d'y croire, tout du moins essayer...

Elle dévora littéralement la barre de céréale que je lui avais tendu. La faim ne me dérangeait pas du tout, les nombreux entraînements m'ont bien endurcis de ce coté la. J'attendrai le temps que je réapprovisionne mon stock.

Un porte claqua, je me retourna rapidement, et aperçu le gamin dont Hana m'avait parlé la veille. Je planta mon regard dans le sien. Les yeux sont le miroir de l'âme...  Je n'y vis que le regard de quelqu'un  qui voulait fuir une situation totalement instable..
.
« - Je… euh… je m’en vais. Merci de m’avoir permis de rester ici.
- De rien, répondit Hana. Tu penses t’en sortir ?
- Oui, je connais des gens à Brighton qui pourront m’aider.
- Je te souhaite bonne chance, alors. »

Il a tout de même l'air d'être solide pour un enfant et très déterminé. J'espère qu'il va s'en sortir. L'armée prend souvent les orphelins pour en faire de la chair à canon, sur la ligne de front...

« - Il faudrait qu’on bouge également, me lança t'elle. Je pense quitter la ville, ça te dis de venir avec moi ? A deux, c’est plus sûr. »

Sa question me laisse un peu sans voix. Je devais être un grand penaud devant elle avec des yeux rond comme des billes... Après ce qui c'est passé hier, je ne pensais pas, mais vraiment pas, qu'elle me propose de voyager  à deux...  

Rien que d'y repenser, cela me donne des frissons... Et si jamais la prochaine fois il s'en prenais à elle ? Si sa soif de sang ne fait que grandir et que je n'arrive plus à le dominer ? Mais aussi, qui est-elle ?  Quel est son objectif ?

Bref tant de question sans réponse, mais de toute façon, je ne peux plus voyager seul, c'est trop dangereux et trop suspect. De plus, elle sait se défendre. Et j'espère pouvoir lui faire confiance...
Ne pas être sur ses gardes avec quelqu'un, ça serai bien la première fois que cela m'arriverai, mais pas encore...

« Et bien pourquoi pas ! Tu comptes aller quelque part en particulier ? Personnellement, Londres était ma dernière option... »

J'essayais d'être le plus convaincant possible, je ne voulais pas lui dire mon objectif personnel, mais en même temps je suis curieux de savoir ce que elle veux faire !
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MessageSujet: Re: Entre la France et l'Angleterre, la meilleure chose est la manche [RP Jay Morden]   Lun 21 Oct - 18:26

Jay la fixa quelques instants d’un air interloqué, et elle se demanda si elle venait de dire quelque chose de mal. Il semblait hésiter, et elle attendit sa réponse sans le brusquer. Hana comprenait tout à fait sa réticence, elle aussi avait beaucoup réfléchit avant de lui proposer cette sorte d’ « alliance ». On pouvait difficilement accorder sa confiance à des proches, alors que dire d’un inconnu...

« Et bien pourquoi pas ! Tu comptes aller quelque part en particulier ? Personnellement, Londres était ma dernière option... »

 La jeune fille eut un léger sourire en constant que Jay semblait partant. Et d’après ce qu’il venait de dire, il semblait être un voyageur comme elle.

« Hmmm... J’avais pensé à Nantes en cas de problèmes ici. Personnellement je ne suis pas encore passée par la France, et c’est assez proche d’ici : on pourra filer en douce sans trop de difficultés. Il paraît qu’il y a pas mal de rebelles dans cette région, mais de toute façon on ne peut pas être plus en danger là-bas qu’ici. »

 Le jeune homme approuva son idée, et ils commencèrent à se mettre en route. Mais d’abord, ils effacèrent les traces trop évidentes de leur séjour dans la maison, histoire de ne pas se faire pister par d’éventuels Militaires. A priori ils n’étaient pas recherchés, mais on n’est jamais trop prudent. Le jeune homme rassembla ses affaires, tandis que Hana dissimulait son T-shirt couvert de sang de la veille sous une latte du plancher. L’eurasienne avait laissé son sac de voyage dans sa chambre de motel en plein Londres, et ne pouvait désormais plus se permettre d’aller le récupérer. Bah, elle se rachèterait quelques affaires une fois arrivée en France. Heureusement qu’elle gardait toujours son argent et ses pièces d’identité dans les poches de son jean, sinon elle n’aurait pas pu voyager.

 Ils quittèrent la vieille maison et se dirigèrent vers la gare de Londres en empruntant des petites rues et des allées discrètes. Les militaires infestaient toujours la zone, et ils durent se montrer extrêmement prudents afin de ne pas se faire remarquer. Hana et Jay arrivèrent néanmoins sans encombre à la gare aux alentours de dix heures. Ils se mirent dans la file d’attente pour le train de onze heures. Heureusement qu’il y avait très peu de militaires dans la gare – sans doute étaient-ils occupés à patrouiller dans les rues –, ce qui évitait à Hana d’attirer l’attention en restant tétanisée de peur comme une idiote. Les deux Anormaux passèrent le moment toujours stressant du contrôle d’identité (Hana apprit d’ailleurs le nom complet du jeune homme, Jay Morden), puis payèrent leur ticket avant de s’installer dans un wagon rempli à craquer du train. Il n’était pas très plaisant d’être entouré de tant d’inconnus, mais au moins ils passeraient inaperçus au milieu de la foule. Hana et Jay s’installèrent à leur place, et peu de temps après le train démarra, s’enfonçant sous terre.

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